Avant de commencer
Les cours 1 à 3 en trois cases
| Chapitre du cours | Ce qu'il apporte à l'IWE |
|---|---|
| 1 Les supports envers et les méthodes | méthodes de soutien envers pour souder d'un seul côté ; angles intérieurs, corniche |
| 2 Les préparations de bords | domaine d'application, préparations, accostage, chanfrein étroit pour les fortes épaisseurs |
| 3 Fil seul, twin, tandem, multi-fil | applications mono et multi-fil et leurs problèmes, fil froid, poudre métallique, mécanisation |
| 4 Le rechargement au feuillard | variantes 122 (sous flux) et 72 (sous laitier), dilution, productivité |
| 5 Les défauts types | analyser un cordon pour remonter aux problèmes du procédé |
| 6 Mode opératoire, opérateurs, chantier, sécurité | choisir procédé, paramètres et produits ; qualification ; hygiène et sécurité |
- ISO 4063 : numéros des procédés (12 sous flux ; 121 fil plein ; 122 feuillard ; 124 avec addition de poudre métallique ; 125 fil fourré ; 72 soudage sous laitier, dit électroslag) ; ISO 9692-2 (édition 2024) : préparations de joints pour le soudage sous flux d'un fil sur acier, en positions PA et PB ; ISO 6947 : positions de soudage (PA à plat, PB en angle à plat, PC en corniche).
- ISO 6520-1 : classification et numéros des défauts (par exemple 2011 soufflure, 402 manque de pénétration) ; ISO 5817 : niveaux de qualité B, C et D.
- ISO 15609-1 : descriptif de mode opératoire de soudage à l'arc, le DMOS (en anglais WPS) ; ISO 15614-1 : qualification d'un mode opératoire par un essai, la QMOS, consignée dans un procès-verbal, le PV-QMOS ; ISO 14732 : qualification des opérateurs et des régleurs en soudage mécanisé et automatique.
- FDS : fiche de données de sécurité d'un produit (flux, fil), en seize rubriques ; EPI : équipements de protection individuelle ; CND : contrôles non destructifs.
Le soudage sous flux sert là où l'on soude beaucoup et épais : coques et ponts, réservoirs, appareils à pression, tubes, éoliennes. C'est là qu'un mauvais chanfrein coûte des tonnes de métal, qu'un support mal plaqué fait tomber le bain, qu'un défaut se répète sur des dizaines de mètres, et qu'un écart au mode opératoire remet en cause la qualification. Le coordinateur en soudage choisit la préparation, la variante, et vérifie le chantier avant l'amorçage.
La série en quatre cours
Le plan du cours
- 1Les supports envers et les méthodes
Souder d'un seul côté sans faire tomber le bain, ou souder des deux côtés.
- 2Les préparations de bords
Des bords droits au chanfrein étroit de 350 mm : le métal à déposer décide.
- 3Fil seul, twin, tandem, multi-fil
Plus de fils, plus de kilogrammes, sans plus de chaleur par millimètre.
- 4Le rechargement au feuillard
Une bande de 60 mm étale une couche d'inox, sous flux ou sous laitier.
- 5Les défauts types
Porosités, empreintes, fissures, caniveaux, manques, laitier, effondrement.
- 6Mode opératoire, opérateurs, chantier, sécurité
Le DMOS, la qualification, la ronde avant d'amorcer, les risques du poste.
Les supports envers et les méthodes
Souder d'un seul côté sans faire tomber le bain, ou souder des deux côtés
Le bain de fusion sous flux est gros, très chaud et très fluide : plusieurs centimètres cubes de métal liquide. Tant qu'il reste assez de tôle solide en dessous, il est porté. Mais pour souder un joint bout à bout sur toute son épaisseur d'un seul côté, l'arc doit traverser la tôle : il n'y a plus rien sous le bain, qui tombe. C'est le trapéziste sans filet.
Deux familles de solutions :
- tendre un filet sous le joint : un support envers (latte de cuivre, support céramique, lit de flux) qui porte le bain et moule la face envers du cordon ;
- souder des deux côtés : une passe de chaque côté, chacune pénétrant un peu plus que la moitié de l'épaisseur, pour que les deux zones fondues se chevauchent au cœur du joint.
Dans les deux cas, la fenêtre de réglage est étroite : trop peu d'intensité, et la racine reste non soudée ; trop, et le bain perce ou s'effondre.
Manipulation 1 : le trapéziste et son filet
Joint bout à bout à bords droits jointifs, fil de 4 mm, 550 mm/min, tension repère U = 20 + 0,02·I. Choisis la méthode, l'épaisseur e et l'intensité I. À gauche, la coupe (zone fondue en bleu-vert, métal déposé en bleu) ; à droite, la pénétration selon l'intensité et, en vert, la fenêtre où la méthode réussit. Repères du cours : sans support, garder p ≤ e − 2 mm ; sur support, p entre e et e + 4 mm ; en reprise, chaque passe p ≤ e − 2 mm et un chevauchement c = 2p − e d'au moins 2 mm. Modèle pédagogique.
| Méthode | Principe | Atouts | Limites |
|---|---|---|---|
| Latte de cuivre | barre de cuivre plaquée sous le joint, avec une gorge qui moule l'envers ; parfois refroidie à l'eau | réutilisable ; le cuivre, très conducteur, évacue la chaleur sans se souder | plaquage serré obligatoire ; si l'arc touche le cuivre, il en fond une partie dans le bain : inclusion de cuivre (3042) et fissures |
| Support céramique | petits blocs de céramique collés sur un ruban d'aluminium adhésif, ou réglettes posées dans un rail tenu par des aimants | épouse les tôles, pose rapide, envers lisse ; idéal sur chantier quand on ne peut pas retourner la pièce | usage unique ; à garder au sec (une céramique humide donne des porosités) |
| Lit de flux | couche de flux pressée sous le joint par un tuyau gonflé à l'air, parfois sur une latte de cuivre | s'adapte aux petites irrégularités ; utilisé sur les lignes de panneaux des chantiers navals | la pression doit être constante ; un bain trop lourd enfonce le lit |
| Reprise envers | une passe de chaque côté ; sur un chanfrein, gougeage de la racine avant la seconde passe | pas de support ; pénétration contrôlée de chaque côté | il faut retourner la pièce ou souder par en dessous ; chevauchement à garantir |
La reprise envers sur bords droits obéit à deux conditions : la première passe ne doit pas percer, et les deux pénétrations doivent se recouvrir. Avec les repères du cours :
p : pénétration d'une passe ; e : épaisseur ; c : chevauchement des deux zones fondues (mm). Soit (e + 2)/2 ≤ p ≤ e − 2
Exemple : tôle de 16 mm. Il faut 9 ≤ p ≤ 14 mm, soit environ 700 à 980 A dans le modèle (fil de 4 mm, 550 mm/min) ; avec la plage du fil de 4 mm, 700 à 900 A. À 800 A, p ≈ 10,8 mm et c ≈ 5,5 mm. Sur latte de cuivre, une tôle de 12 mm demande au contraire p ≥ 12 mm : environ 875 A, au bord de la plage du fil. On ralentit, ou l'on passe au fil de 5 mm ou à deux fils. Les lignes de panneaux des chantiers navals soudent ainsi d'un seul côté, sur lit de flux et cuivre, des tôles jusqu'à environ 25 mm en une passe, avec un, deux ou trois fils.
Les soudures d'angle (angle intérieur d'un T ou d'un angle) se soudent sous flux de deux façons. En angle à plat (PB), la pièce reste à plat : le bain coule vers la tôle horizontale, et l'on ne dépose guère plus qu'une soudure d'environ 8 mm de côté en une passe. En gouttière (PA), on incline la pièce à 45° : le joint forme une gouttière qui retient le flux et le bain ; le cordon est symétrique, plus gros en une passe, et pénètre mieux. Le vireur et le positionneur servent à ça.
La corniche multipasse (PC) : un joint horizontal sur une paroi verticale, typiquement entre deux viroles d'un réservoir de stockage. Une machine automotrice roule sur le bord de la virole ; une courroie retient le flux contre la paroi ; les cordons s'empilent l'un sur l'autre. C'est l'une des rares positions hors du plat où le soudage sous flux s'emploie.
Sur un chantier naval, les tôles du bordé et des ponts sont assemblées en grands panneaux. Retourner un panneau pour souder l'envers demande des moyens de levage lourds, du temps et des risques. D'où la soudure d'un seul côté sur support (lit de flux et cuivre en atelier, céramique sur le chantier), qui livre un joint à pleine pénétration sans retournement.
Les préparations de bords
Des bords droits au chanfrein étroit de 350 mm : le métal à déposer décide
Le soudage sous flux pénètre profondément : jusqu'à une vingtaine de millimètres, on soude souvent sans chanfrein, sur bords droits, une passe de chaque côté (chapitre 1). Au-delà, il faut ouvrir le joint pour que l'arc atteigne le fond : c'est le chanfrein. Mais chaque millimètre carré de chanfrein est du métal à déposer, donc du temps et du fil.
Un chanfrein en V ressemble à une part de gâteau : quand l'épaisseur double, la part devient quatre fois plus grosse. Le X (deux V, un de chaque côté) divise ce volume par deux. Pour les très fortes épaisseurs, on arrondit le fond (U, double U), puis on resserre les bords jusqu'à les rendre presque parallèles : le chanfrein étroit, une fente de tirelire qu'on remplit couche après couche. Son volume ne croît presque plus que comme l'épaisseur.
Manipulation 2 : la part de gâteau et la fente de tirelire
Choisis la préparation, l'épaisseur e et, pour le V et le X, l'angle d'ouverture α. Talon de 5 mm ; double U à fond de rayon 6 mm et flancs à 8° ; chanfrein étroit de 18 mm de large au fond, flancs à 1°. La coupe est à l'échelle, avec les limites des passes (deux par couche dans le chanfrein étroit) ; les barres comparent le métal à déposer, surépaisseurs comprises. Domaines d'épaisseur : repères du cours. Le bouton ▶ fait passer l'épaisseur de 6 à 350 mm.
L'ISO 9692-2 propose, pour le soudage sous flux d'un fil (121) sur acier en positions PA et PB, des types de préparation avec leurs plages d'épaisseur et leurs cotes (angle, talon, écartement), pour des soudures à pleine pénétration. Hors de ce cadre (pénétration partielle, autres positions, multi-fil), les cotes se fixent par la norme d'application ou par accord. Le tableau suivant donne des repères de cours, pas les valeurs de la norme.
| Préparation | Épaisseurs (repère) | Aire à remplir | Déformation angulaire |
|---|---|---|---|
| Bords droits, une passe par face | jusqu'à ≈ 20 mm | presque rien : la tôle fondue remplit | faible |
| V (avec talon) | ≈ 10 à 30 mm | (e − c)²·tan(α/2) | forte : tout le retrait d'un côté |
| X (double V) | ≈ 20 à 60 mm | moitié du V | faible si l'on alterne les faces |
| U, double U | ≈ 40 à 150 mm | fond arrondi, flancs peu ouverts | faible si l'on alterne les faces |
| Chanfrein étroit | ≈ 50 à 350 mm | ≈ b·e : proportionnelle à e | très faible |
A : aire du chanfrein (mm²) ; e : épaisseur ; c : talon (partie droite non chanfreinée) ; α : angle d'ouverture ; tan : tangente ; b : largeur du chanfrein étroit (mm). Masse par mètre : A (mm²) × 0,00785 kg/m
Exemples (talon 5 mm, α = 60°, surépaisseurs comprises) : à 40 mm, le V demande 707 mm² de chanfrein, soit environ 5,9 kg/m et 22 passes ; le X 3,2 kg/m et 12 passes. À 200 mm, le X demanderait 87 kg/m, le double U 37 kg/m et le chanfrein étroit 34 kg/m. Avec un fil seul à 7,5 kg/h, cela fait 4,5 h d'arc par mètre de chanfrein étroit, contre 11,5 h pour le X. L'angle compte aussi : à 40 mm, ouvrir le V de 60 à 90° agrandit le chanfrein de 73 % (de 707 à 1 225 mm²).
L'accostage (la mise en place des bords avant soudage) est plus exigeant qu'en soudage manuel : la tête automatique ne voit pas le joint et ne s'adapte pas comme un soudeur. Talon et écartement réguliers, bords alignés sans dénivellation, joint rectiligne pour le suivi : ce sont les conditions d'une pénétration régulière. Un chanfrein pour le soudage sous flux a d'ailleurs souvent un talon plus fort et un angle plus fermé qu'un chanfrein pour l'électrode enrobée, car l'arc pénètre davantage.
Le chanfrein étroit (en anglais narrow gap) a des bords presque parallèles, un fond de 18 à 26 mm de large environ, et s'emploie en général au-delà de 50 mm, jusqu'à 350 mm environ. On y dépose de préférence deux passes par couche, une contre chaque flanc : c'est la variante la plus sûre contre les manques de fusion des flancs, les caniveaux et le laitier coincé. Il demande une torche plate isolée qui descend dans la fente, un suivi de joint précis et un flux dont le laitier se détache très facilement, car on ne peut pas aller le chercher au fond. Atouts : beaucoup moins de métal, de temps et de flux, peu de déformation. Limites : préparation usinée coûteuse, réparation difficile au fond d'une fente.
Sur un X ou un double U, la première face soudée laisse à sa racine une zone douteuse (laitier, manque de fusion). Avant de souder la seconde face, on creuse la racine jusqu'au métal sain (gougeage à l'arc-air ou meulage), on contrôle la rigole (ressuage ou magnétoscopie), puis on soude. L'ordre des passes entre les deux faces s'écrit dans le mode opératoire pour équilibrer les retraits.
Fil seul, twin, tandem, multi-fil
Plus de fils, plus de kilogrammes, sans plus de chaleur par millimètre
Pour souder plus vite un fil seul, on ne peut pas monter l'intensité sans fin : la pénétration, la dilution et le risque de fissure montent avec elle (cours 3). L'idée est celle du train trop lourd pour une locomotive : on en ajoute.
- Twin : deux fils fins (2 à 3 mm) passent dans le même tube contact, à environ 8 mm l'un de l'autre, alimentés par un seul générateur et un seul dévidoir. Gain de dépôt annoncé : 30 à 40 % sans grosse dépense.
- Tandem : deux têtes, deux générateurs, deux fils à quelques centimètres l'un derrière l'autre. Le fil de tête, en CC+ (courant continu, fil au pôle positif), creuse ; le fil de queue, en CA (courant alternatif), remplit et lisse le cordon.
- Multi-fil : trois à cinq fils en file, pour les tubes de gros diamètre et les panneaux.
- Fil froid et poudre métallique : du métal ajouté dans le bain sans arc supplémentaire ; la chaleur de l'arc, au lieu de surchauffer la tôle, fond cet apport.
Manipulation 3 : le train à plusieurs locomotives
Choisis l'attelage, l'intensité de l'arc de tête I₁ (fils de 4 mm, arcs suivants à 0,8 × I₁ en CA ; twin : deux fils de 2 mm qui se partagent I₁), la section de cordon à remplir A et, pour le fil froid et la poudre, l'apport sans arc en % du fil chaud. La lecture donne le dépôt, la vitesse qui remplit la section, l'apport de chaleur Q = Σ(U·I)/v et l'énergie électrique par kilogramme déposé. Modèle pédagogique (taux de fusion du cours 1).
| Variante (ISO 4063) | Montage | Dépôt annoncé par un fabricant | Problèmes propres |
|---|---|---|---|
| Fil seul (121) | un fil de 4 mm, une source | ≈ 6,5 kg/h en CC+, ≈ 8 kg/h en CA | dépôt limité par la pénétration admissible |
| Twin (121) | 2 fils de 2 mm dans un tube, ≈ 8 mm d'écart, une source | ≈ 9,6 kg/h en CC+, ≈ 13,8 kg/h en CA | orientation des fils (en ligne : plus vite ; côte à côte : plus large, tolère l'écartement) |
| Tandem (121) | 2 fils de 4 mm, ≈ 15 à 30 mm d'écart, deux sources, CC+ en tête, CA en queue | ≈ 18,7 kg/h (≈ 20,7 en CA/CA) | interaction magnétique des arcs, réglages doublés, cratères de fin |
| 3 fils et plus (121) | 3 à 5 fils en file, une source par fil | ≈ 32 kg/h à 3 fils | installation lourde, suivi de joint précis, beaucoup de flux |
| Poudre métallique (124) | poudre déposée dans le joint devant l'arc, ou accrochée au fil par magnétisme | + ≈ 5 kg/h (fil seul) à 9 kg/h | pénétration réduite : passes de remplissage seulement |
| Fil froid | fil sans courant poussé dans le bain derrière l'arc | selon le réglage | bain refroidi : manque de fusion si l'on en met trop |
| Fil fourré (125) | fil tubulaire rempli de poudre | plus que le fil plein à intensité égale | coût du fil ; sert aussi à allier le métal déposé |
Les dépôts du tableau sont ceux de tableaux de fabricants (à leurs intensités, fil sorti courant) ; avec un fil sorti long, ils montent encore. Selon TWI, la poudre métallique réduit typiquement de 30 à 50 % le nombre de passes pour remplir un joint, et diminue la consommation de flux.
Pourquoi CC+ en tête et CA en queue ? Deux arcs voisins parcourus par des courants continus créent chacun un champ magnétique qui dévie l'autre : c'est le soufflage du cours 3, en pire. Le fil de tête garde le CC+ pour pénétrer ; le fil de queue passe en CA, dont le champ s'inverse sans cesse, ce qui limite l'interaction. En CA/CA, on décale les phases des deux courants. La position des fils (écartement, angles) fait partie des réglages du mode opératoire : en général, le fil de tête presque vertical creuse, le fil de queue incliné étale et lisse.
L'apport de chaleur d'un multi-fil additionne les puissances de tous les arcs :
Σ : somme sur tous les arcs i ; Q en kJ/mm, avec un rendement thermique k = 1 en soudage sous flux ; v : vitesse qui remplit une section A (mm²) avec un dépôt total MR ; ρ : masse volumique de l'acier, 7,85 g/cm³. Pour une section donnée, Q ne baisse que si l'on dépose plus de métal par joule d'arc
Exemple (modèle, section de 60 mm², arc de tête à 800 A) : un fil seul dépose 9,5 kg/h, avance à 335 mm/min et apporte 5,2 kJ/mm. Le tandem (800 A en CC+, 640 A en CA) dépose 17,8 kg/h et avance à 630 mm/min, presque deux fois plus vite, pour 4,9 kJ/mm. Un fil froid qui ajoute 35 % de métal ramène Q à 3,8 kJ/mm (−26 %) : l'énergie de l'arc fond du métal d'apport au lieu de surchauffer la tôle. C'est l'intérêt du fil froid et de la poudre pour les aciers dont la ténacité craint les forts apports de chaleur.
Les tubes soudés de gros diamètre sont formés à partir d'une tôle, puis soudés en long sous flux, une passe intérieure et une passe extérieure, avec trois à cinq fils. Chaque fil a sa source, son intensité et son angle ; un défaut se répète sur des centaines de mètres s'il n'est pas vu tout de suite, d'où un contrôle par ultrasons automatique en ligne.
Le rechargement au feuillard
Une bande de 60 mm étale une couche d'inox, sous flux ou sous laitier
Recharger, c'est déposer une couche sur une surface, sans assembler deux pièces : de l'inox (un acier riche en chrome Cr et en nickel Ni) contre la corrosion à l'intérieur d'un réacteur en acier au carbone-manganèse (C-Mn), un alliage dur contre l'usure sur un rouleau. Un fil donne un cordon étroit et profond, qui mélange beaucoup de tôle : mauvais pour une couche qui doit garder sa composition. Le feuillard est une bande de métal de 60 × 0,5 mm (ou 90 × 0,5 mm) qui remplace le fil : l'arc court le long de sa largeur et étale un cordon d'environ 65 mm de large et 4 à 5 mm d'épaisseur, qui creuse peu. C'est le couteau à beurre qui étale sans trouer la tartine.
Deux variantes : le feuillard sous flux (procédé 122), avec un arc ; et le soudage sous laitier, dit électroslag (procédé 72), sans arc : le courant traverse un bain de laitier liquide qui chauffe par effet Joule et fond la bande. Le second dilue environ deux fois moins et dépose plus vite.
Manipulation 4 : le couteau à beurre
Feuillard 60 × 0,5 mm sur acier C-Mn à 0,18 % de carbone C, bandes tous les 60 mm. Couche 1 en 309L (Cr 23,5 %, Ni 13,5 %), couche 2 en 308L (Cr 20 %, Ni 10 %), inox austénitiques à bas carbone (L, C 0,015 %). Tension 28 V sous flux, 25 V sous laitier. Jauges : repères de cours pour une surface de type 308L. Modèle pédagogique calé sur des données de fabricant.
| Feuillard 60 × 0,5 mm | 122 sous flux | 72 sous laitier (électroslag) |
|---|---|---|
| Fusion de la bande | arc entre la bande et la pièce | pas d'arc : effet Joule dans un laitier liquide à ≈ 2 300 °C |
| Intensité ; tension | ≈ 750 A ; 26 à 28 V | ≈ 1 000 à 1 250 A ; 24 à 26 V |
| Densité de courant | ≈ 25 A/mm² | ≈ 33 à 42 A/mm² |
| Vitesse | ≈ 10 à 12 cm/min | ≈ 16 à 18 cm/min |
| Épaisseur et largeur d'une bande | ≈ 4,5 mm ; ≈ 65 mm | ≈ 4,5 mm ; ≈ 68 mm |
| Dilution | ≈ 15 à 20 % | ≈ 8 à 15 % |
| Dépôt ; flux consommé | ≈ 14 kg/h ; ≈ 0,8 kg/kg | ≈ 22 kg/h ; ≈ 0,5 à 0,6 kg/kg |
| Couches pour une surface inox | souvent 2 (sous-couche puis couche de surface) | souvent 1 |
Données d'un fabricant pour des inox austénitiques ; l'ISO 14174 classe les flux pour feuillard (classe 2B) et fixe leurs essais à 750 A, 28 V, 120 mm/min sous flux, et 1 250 A, 25 V, 160 mm/min sous laitier. Avec des flux conçus pour la grande vitesse, le sous laitier dépasse 2 000 A et 50 kg/h. Le laitier du 72 se fige plus lentement : les gaz et les oxydes ont le temps de remonter, d'où un dépôt propre, peu sensible aux porosités et à la fissuration à chaud. Les mâchoires de contact, au ras du laitier très chaud, sont refroidies à l'eau.
La composition de chaque couche suit la règle de dilution du cours 2, appliquée couche par couche :
X : teneur d'un élément (C, Cr, Ni) ; D : dilution ; « dessous » : la tôle pour la première couche, la couche précédente ensuite ; pas : distance entre deux bandes (≈ 60 mm). Couverture en m²/h : pas (mm) × v (mm/min) × 60/10⁶
Exemple (modèle) : sous flux à 750 A et 120 mm/min, D = 18 % ; une couche de 309L sur l'acier à 0,18 % de carbone donne C = 0,82 × 0,015 + 0,18 × 0,18 ≈ 0,045 % : trop de carbone pour une surface « L » (bas carbone). Une deuxième couche en 308L donne C ≈ 0,020 %, Cr ≈ 19,9 %, Ni ≈ 10,2 %, sur 8,3 mm. Sous laitier à 1 250 A et 160 mm/min, D = 9 % : une seule couche de 309L donne C ≈ 0,030 %, Cr ≈ 21,4 %, Ni ≈ 12,3 %, sur 4,9 mm. Pour 100 m² : environ 463 h d'arc sous flux en deux couches, 174 h sous laitier en une couche.
Les grands réacteurs de raffinerie et de chimie ont des parois en acier faiblement allié de plus de 100 mm, plaquées à l'intérieur d'inox au feuillard sur des centaines de mètres carrés. Le mode opératoire de rechargement fixe la composition et l'épaisseur minimales en surface, vérifiées sur une pièce témoin (analyse chimique, mesure de ferrite, ressuage) : c'est le chapitre 6 appliqué à une surface.
Les défauts types
Porosités, empreintes, fissures, caniveaux, manques, laitier, effondrement
Sous flux, on ne voit ni l'arc ni le bain : le cordon se découvre quand on décroche le laitier, parfois des mètres plus loin. Le coordinateur travaille donc en détective : il regarde l'indice (où est le défaut, quelle forme, est-il répété ?) et remonte au suspect (le flux, la tôle, un réglage, la position du fil).
- des trous ronds (porosités) : un gaz est resté piégé ; humidité, rouille, huile, peinture, ou flux trop mince ;
- des petits cratères en surface (empreintes) : le gaz s'est coincé entre le laitier et le métal ;
- une fente au milieu du cordon : cordon trop profond pour sa largeur ;
- un sillon le long du bord (caniveau) : trop vite et trop haut en tension ;
- une racine non soudée : pas assez d'intensité, ou fil à côté du joint ;
- du laitier coincé entre deux passes, ou un bain effondré sous la tôle.
Manipulation 5 : le détective du cordon
Tôle de 12 mm à bords droits, soudée en une passe sur latte de cuivre, fil de 4 mm. Choisis l'état du flux et des bords, puis l'intensité I, la tension U, la vitesse v, l'épaisseur de la couche de flux et le décalage du fil par rapport au joint. Le cordon vu de dessus et la coupe montrent les défauts ; le commentaire donne leur numéro ISO 6520-1, la cause et le remède. Seuils pédagogiques tirés des cours 1 et 3 (couche de flux de 10 + 0,03·I à 35 + 0,03·I mm, W/d ≈ 3/2). Le bouton ▶ décroche le laitier.
| Défaut (ISO 6520-1) | Ce qu'on voit | Causes fréquentes en soudage sous flux | Remèdes |
|---|---|---|---|
| Soufflures, porosités (2011, 2012) ; piqûres (2017) | cavités rondes dans le cordon, ou débouchant en surface | flux humide ; rouille, huile, peinture ou primaire épais sur les bords ; fil sale ; couche de flux trop mince ; vitesse trop élevée ; flux recyclé chargé de poussière | étuver le flux, le garder en trémie chauffée ; meuler et dégraisser les bords ; couche de flux dans la plage ; ralentir ; tamiser le flux recyclé |
| Empreintes (en anglais pockmarks) | petites dépressions sur la surface du cordon, sous le laitier | gaz coincé entre laitier et métal : flux humide, trop de fines, couche trop épaisse, désoxydation insuffisante | étuver, tamiser, ramener la couche dans la plage, revoir le couple fil-flux |
| Fissure longitudinale au centre (1011) | fente au milieu du cordon, parfois sous la surface | cordon plus profond que large (W/d < 1) ; tôle riche en carbone, soufre, phosphore et forte dilution ; bridage | viser W/d ≈ 3/2 ; moins d'intensité, plus de tension ; chanfrein pour diluer moins ; fil riche en manganèse |
| Fissure de cratère (104) | étoile ou fente au bout du cordon | arrêt brusque de l'arc sur la pièce | rampe de fin ; finir sur un appendice de sortie |
| Caniveaux (5011, 5012) | sillon creusé dans la tôle le long du bord | vitesse et tension trop élevées, fil tiré, soufflage, fil mal placé dans un angle | ralentir, baisser la tension, fil poussé, revoir la masse |
| Manque de pénétration (402), de fusion (401) | racine non soudée, flanc non fondu | intensité trop faible ; fil décalé du joint ; talon trop épais ; chevauchement insuffisant en deux passes ; arc trop large dans un V | monter l'intensité, recentrer le fil (suivi de joint), contrôler le talon, baisser la tension à la racine |
| Inclusions de laitier (301) | laitier emprisonné entre passes ou contre un flanc | passes bombées ou caniveaux qui piègent le laitier ; laitier mal enlevé ; laitier collé (tension trop haute, flux inadapté) ; fil trop près du flanc | passes plates bien raccordées ; nettoyage entre passes ; flux à laitier détachable |
| Excès de pénétration (504), effondrement (509), trou (510) | bourrelet ou affaissement sous la tôle, ou trou | bain trop lourd ; support mal plaqué ; écartement trop grand ; vitesse trop lente | baisser l'intensité, plaquer le support, régler l'écartement |
| Inclusion de cuivre (3042) | traces de cuivre, fissures | l'arc atteint la latte de cuivre ou le tube contact touche le bain | baisser l'intensité sur support, régler le fil sorti |
| Mauvais raccordement (505), cordon irrégulier | cordon bombé, bords raides ; largeur qui ondule | tension trop basse ; vitesse instable, fil mal redressé, tube contact usé | remonter la tension, entretenir l'entraînement et le tube contact |
Les défauts se jugent ensuite selon les niveaux de qualité B, C et D de l'ISO 5817, après contrôle visuel (ISO 17637). Les joints épais sous flux se contrôlent surtout par ultrasons (ISO 17640) ou par radiographie (ISO 17636), qui révèlent les manques de fusion, les inclusions de laitier et les fissures internes.
Un soudeur manuel qui voit un défaut s'arrête. Une tête automatique continue. D'où trois réflexes : contrôler visuellement le premier mètre de chaque nouveau réglage, décrocher le laitier au plus tôt pour lire le cordon, et noter le défaut avec sa position (au millimètre près depuis le départ) pour retrouver sa cause.
Mode opératoire, opérateurs, chantier, sécurité
Le DMOS, la qualification, la ronde avant d'amorcer, les risques du poste
En soudage automatique, la qualité du joint est « figée » dans les réglages. Le descriptif de mode opératoire (DMOS) est la recette : préparation, produits, intensité, tension, vitesse, ordre des passes. La qualification du mode opératoire (QMOS) est la dégustation : on soude une pièce d'essai selon la recette, on la découpe et on la teste. L'opérateur, qui conduit la machine, est qualifié pour cette installation. Et avant chaque soudure, comme un pilote avant le décollage, on fait la ronde : préparation, flux, appendices, pointage, réglages.
La sécurité a ses particularités : l'arc est caché, donc peu de rayonnement et très peu de fumées ; mais il y a la poussière de flux, le laitier brûlant, de très fortes intensités, et des charges lourdes en mouvement.
Manipulation 6 : la check-list du pilote
DMOS d'école : X sur acier de construction S355 (limite d'élasticité 355 MPa) de 20 mm, procédé 121, fil S2 de 4 mm, flux ISO 14174 S A AB 1 67 AC H5 (cours 2), CC+. Passes de remplissage autorisées de 560 à 640 A, 30 à 33 V, 450 à 550 mm/min (bandes vertes). La QMOS a été soudée à 600 A, 31,5 V, 500 mm/min. Choisis les exigences de la qualification, puis règle la production avec I, U, v. Les boutons de la ronde se cochent et se décochent. Règle de l'ISO 15614-1 : avec exigence de résilience, apport de chaleur au plus 25 % au-dessus de celui de l'essai ; avec exigence de dureté, au plus 25 % au-dessous.
Le DMOS (ISO 15609-1) d'un soudage sous flux précise, en plus des données de tout mode opératoire (matériau, épaisseur, préparation dessinée, position, préchauffage, température entre passes, ordre des passes, gougeage, traitement thermique) : la variante du procédé (121, 122, 124, 125), le nombre de fils, leur écartement et leurs angles, le diamètre et la désignation du fil, la désignation et la marque du flux, son étuvage et son recyclage, le type de courant et la polarité de chaque fil, les plages d'intensité, de tension et de vitesse, le fil sorti, et l'apport de chaleur.
La QMOS (ISO 15614-1) : une pièce d'essai soudée selon un DMOS préliminaire (DMOS-P) est contrôlée (CND), puis découpée pour des essais (traction, pliage, résilience, dureté, macrographie). Le PV-QMOS fixe le domaine de validité : matériaux, épaisseurs, procédé, produits, et apport de chaleur.
Q : apport de chaleur en production et lors de l'essai de qualification (kJ/mm). Avec Qessai = 31,5 × 600 × 60/(1 000 × 500) = 2,27 kJ/mm : Q ≤ 2,84 kJ/mm et Q ≥ 1,70 kJ/mm
Un fort apport de chaleur fait grossir les grains et peut faire chuter la résilience ; un faible apport refroidit vite et peut durcir la zone affectée thermiquement : d'où la borne haute pour l'une, la borne basse pour l'autre. Une qualification obtenue avec un fil ne se transpose pas d'office au tandem : le passage d'une variante à l'autre (nombre de fils, ajout de poudre) est encadré par la norme, et le DMOS nomme la variante.
Les opérateurs : en soudage mécanisé et automatique, on ne qualifie pas un « soudeur » (ISO 9606-1) mais un opérateur de soudage, qui conduit l'installation, et un régleur, qui la règle (ISO 14732). L'opérateur est qualifié sur un assemblage soudé (celui de la qualification du mode opératoire, un essai avant production, une pièce de production ou une éprouvette d'essai) et sur sa connaissance du fonctionnement de l'installation ; sa qualification se maintient ensuite par des confirmations périodiques de l'employeur.
Les recommandations générales : accostage plus serré qu'en soudage manuel ; bords meulés et secs ; flux étuvé, couche dans la plage, recyclage tamisé ; fil propre et bien redressé ; tube contact en bon état ; masse serrée près du joint, et aux deux bouts pour un long joint ; pas d'arrêt en cours de cordon, ou reprise sur une zone meulée.
Les retours d'expérience des chantiers navals :
- la vérification avant soudage : préparation et accostage conformes au DMOS, propreté (rouille, primaire, humidité), pointage sain, support plaqué, flux sec en quantité, réglages affichés ;
- la séquence sur un platelage pré-pointé (les tôles d'un pont, posées et pointées) : souder d'abord les abouts (joints transversaux entre les tôles d'une même virure, c'est-à-dire d'une même rangée de tôles), puis les coutures (joints longitudinaux entre virures), en partant du centre vers l'extérieur. À un croisement en T, on termine l'about, puis on rouvre l'extrémité de la couture avant de la souder : souder la couture d'abord briderait l'about, qui risquerait de fissurer ;
- le pointage des virures à l'électrode enrobée (111) : pointes faites à l'électrode basique étuvée, assez longues, sans fissure ni cratère, meulées en biseau aux extrémités pour être refondues par la passe sous flux ; une pointe fissurée s'enlève, elle ne se recouvre pas ;
- les tôles martyres (appendices d'amorçage et de sortie) : de même nuance, même épaisseur et même préparation que le joint, pointées à ses deux bouts. On amorce et on finit dessus : l'amorçage instable, le cratère de fin et le soufflage de bout de tôle restent hors du joint. On les enlève ensuite par coupage et meulage, jamais au marteau.
Hygiène et sécurité du poste :
| Risque | D'où il vient | Prévention |
|---|---|---|
| Poussières de flux | remplissage des trémies, tamisage, recyclage ; fluorures, oxydes de manganèse, parfois silice (voir la FDS) | récupération par aspiration, jamais de soufflette ; masque anti-poussière pour remplir, tamiser ou vider le flux |
| Fumées | très faibles : de l'ordre de 0,05 g par kg de fil, contre environ 10 à 40 g/kg pour les électrodes enrobées (facteurs d'émission de l'agence américaine de l'environnement, l'EPA) | ventilation générale ; captage pour les fortes intensités et les flux riches en fluorures |
| Rayonnement | arc caché, sauf si la couche de flux est trop mince ou à l'amorçage | couche dans la plage ; lunettes et écrans près du poste |
| Brûlures | laitier décroché à plusieurs centaines de degrés, qui peut éclater ; flux récupéré chaud ; pièces préchauffées | gants, lunettes, vêtements couvrants ; laisser refroidir le laitier avant de le manipuler |
| Électricité | intensités de 1 000 A et plus par fil, tensions à vide, câbles et connexions | câbles et serrages en bon état, masse serrée, ne pas toucher fil ni tube contact sous tension |
| Mécanique | bobines et fûts de fil de plusieurs centaines de kilogrammes, sacs de flux de 25 kg, vireurs, chariots et potences en mouvement | moyens de levage, zones balisées, arrêt d'urgence accessible, pas de main près des galets d'un vireur |
La FDS du flux et celle du fil sont la première source : seize rubriques, dont la composition, les dangers, les valeurs limites d'exposition professionnelle et les équipements de protection, le stockage et l'élimination (le laitier et le flux souillé sont des déchets).
Sur un chantier, la plupart des défauts de soudage sous flux naissent avant l'amorçage : un primaire oublié, un flux resté ouvert la nuit, un appendice absent, une pointe fissurée. La ronde de dix minutes coûte moins cher qu'un mètre de gougeage et de reprise, surtout sur un joint épais contrôlé par ultrasons.
Exercices corrigés
Six exercices et un défi, du support envers à la virole plaquée
Cherche chaque question sur papier avant d'ouvrir la correction. Les valeurs de pénétration, de dépôt et de dilution viennent des modèles des manipulations : retrouve-les en réglant les curseurs. Le défi se rejoue dans la manipulation 4.
Exercice 1 : le filet ou la contre-passe N1 et N2 · chapitre 1
Tôle de 16 mm à bords droits jointifs, fil de 4 mm (plage 400 à 900 A), 550 mm/min, tension U = 20 + 0,02·I.
a) En reprise envers, quelle pénétration maximale pour la première passe ?
b) Quelle pénétration minimale pour un chevauchement d'au moins 2 mm ?
c) Quelle plage d'intensité donne le modèle ? Laquelle reste dans la plage du fil ?
d) À 800 A, que valent p et le chevauchement c ?
e) Pourquoi ne pas souder cette tôle d'un seul côté sur latte de cuivre, avec ce fil et cette vitesse ?
Voir la correction
a) p ≤ e − 2 = 16 − 2 = 14 mm, pour garder du métal solide sous le bain.
b) c = 2p − e ≥ 2, soit p ≥ (16 + 2)/2 = 9 mm.
c) 9 ≤ p ≤ 14 mm correspond à environ 700 à 980 A. Avec la plage du fil de 4 mm : 700 à 900 A. Manipulation 1, reprise envers, e = 16 mm.
d) p ≈ 10,8 mm et c = 2 × 10,8 − 16 ≈ 5,5 mm.
e) Sur support, il faut p ≥ e = 16 mm, soit environ 1 090 A : hors de la plage du fil de 4 mm. On passerait au fil de 5 mm, à deux fils, à une vitesse plus lente, ou à un chanfrein qui rapproche la racine de l'arc.
Exercice 2 : le gâteau et la tirelire N2 · chapitre 2
Talon c = 5 mm, angle α = 60°, masse volumique 7,85 g/cm³ (soit 0,00785 kg/m par mm² de section).
a) Calcule l'aire d'un chanfrein en V sur 40 mm, puis sa masse de métal par mètre.
b) Même question pour un X. Que gagne-t-on ?
c) À 200 mm, compare X, double U et chanfrein étroit (manipulation 2, surépaisseurs comprises).
d) Avec un fil seul à 7,5 kg/h, combien d'heures d'arc par mètre pour le X et pour le chanfrein étroit ?
e) Donne deux exigences du chanfrein étroit et un de ses risques.
Voir la correction
a) AV = (40 − 5)² × tan 30° = 1 225 × 0,577 ≈ 707 mm², soit 707 × 0,00785 ≈ 5,55 kg/m (5,9 kg/m avec les surépaisseurs, environ 22 passes).
b) AX = AV/2 ≈ 354 mm², soit 2,8 kg/m (3,2 kg/m avec les surépaisseurs, environ 12 passes) : moitié moins de métal, et une déformation angulaire faible si l'on alterne les faces.
c) X ≈ 86,6 kg/m ; double U ≈ 37,0 kg/m ; chanfrein étroit ≈ 33,9 kg/m. Le chanfrein étroit demande environ 2,5 fois moins de métal que le X.
d) X : 86,6/7,5 ≈ 11,5 h par mètre ; chanfrein étroit : 33,9/7,5 ≈ 4,5 h par mètre.
e) Exigences : un flux à laitier très détachable, une torche plate isolée, un suivi de joint précis, de préférence deux passes par couche. Risques : manque de fusion des flancs, laitier coincé, réparation difficile au fond de la fente.
Exercice 3 : une ou deux locomotives N2 · chapitre 3
Passe de remplissage de 60 mm², fils de 4 mm, fil sorti 30 mm. Taux de fusion du cours 1 : MR = 0,0104·I·kpol + 9,5·10⁻⁷·L·I²/d², avec kpol = 1 en CC+ et 1,15 en CA.
a) Fil seul à 800 A, 36 V, CC+ : calcule le dépôt.
b) On ajoute un fil de queue à 640 A, 34,8 V, en CA : dépôt total ?
c) Quelle vitesse remplit la section dans chaque cas ?
d) Calcule l'apport de chaleur dans chaque cas.
e) Sur le fil seul, un fil froid ajoute 35 % de métal. Nouvelle vitesse et nouvel apport de chaleur ?
Voir la correction
a) MR = 0,0104 × 800 + 9,5·10⁻⁷ × 30 × 800²/16 = 8,32 + 1,14 ≈ 9,46 kg/h.
b) Fil de queue : 0,0104 × 640 × 1,15 + 9,5·10⁻⁷ × 30 × 640²/16 = 7,65 + 0,73 ≈ 8,38 kg/h ; total ≈ 17,84 kg/h.
c) v = MR/(ρ·A) : fil seul 9 460 g/h ÷ (7,85·10⁻³ g/mm³ × 60 mm²) ≈ 20 080 mm/h ≈ 335 mm/min ; tandem ≈ 631 mm/min, presque deux fois plus vite.
d) Fil seul : 36 × 800 = 28 800 W à 335 mm/min = 5,58 mm/s, soit Q ≈ 28 800/5,58 ≈ 5 160 J/mm ≈ 5,16 kJ/mm ; tandem : 36 × 800 + 34,8 × 640 ≈ 51 070 W à 10,52 mm/s, soit Q ≈ 4,85 kJ/mm.
e) MR = 1,35 × 9,46 ≈ 12,77 kg/h, v ≈ 452 mm/min, Q ≈ 3,82 kJ/mm (−26 %), avec moins de pénétration : à réserver au remplissage. Manipulation 3.
Exercice 4 : une couche ou deux N2 · chapitre 4
Feuillard 309L (C 0,015 % ; Cr 23,5 % ; Ni 13,5 %) sur acier à 0,18 % de carbone ; deuxième couche éventuelle en 308L (C 0,015 % ; Cr 20 % ; Ni 10 %). Repères de surface : C ≤ 0,04 %, Cr ≥ 18 %, Ni ≥ 8 %. Bandes posées tous les 60 mm.
a) Sous flux, D = 18 % : composition de la première couche. Conforme ?
b) Composition après une deuxième couche en 308L ?
c) Sous laitier, D = 9 % : composition d'une seule couche ?
d) Couverture à 120 mm/min (sous flux) et à 160 mm/min (sous laitier) ? Heures d'arc pour 100 m² dans les cas b) et c) ?
Voir la correction
a) C = 0,82 × 0,015 + 0,18 × 0,18 ≈ 0,045 % ; Cr = 0,82 × 23,5 ≈ 19,3 % ; Ni = 0,82 × 13,5 ≈ 11,1 %. Le carbone dépasse 0,04 % : non conforme.
b) C = 0,82 × 0,015 + 0,18 × 0,045 ≈ 0,020 % ; Cr = 0,82 × 20 + 0,18 × 19,3 ≈ 19,9 % ; Ni = 0,82 × 10 + 0,18 × 11,1 ≈ 10,2 % : conforme.
c) C = 0,91 × 0,015 + 0,09 × 0,18 ≈ 0,030 % ; Cr ≈ 21,4 % ; Ni ≈ 12,3 % : conforme en une couche.
d) Sous flux : 60 × 120 × 60/10⁶ ≈ 0,43 m²/h ; sous laitier : 60 × 160 × 60/10⁶ ≈ 0,58 m²/h. Pour 100 m² : b) 2 × 100/0,432 ≈ 463 h ; c) 100/0,576 ≈ 174 h. Manipulation 4.
Exercice 5 : l'enquête N1 · chapitre 5
Pour chaque indice, nomme le défaut (numéro ISO 6520-1 si possible), sa cause probable et un remède.
a) Des soufflures dispersées dans tout le cordon, et des éclairs de lumière pendant le soudage.
b) Une fente au milieu d'une passe de 13 mm de profondeur pour 8 mm de large.
c) Un sillon continu le long des deux bords, à 1 200 mm/min et 40 V.
d) La racine n'est pas fondue d'un seul côté, sur toute la longueur.
e) De petites dépressions sur la surface du cordon, le lendemain d'une nuit où la trémie est restée ouverte.
f) Une étoile au bout de chaque cordon.
Voir la correction
a) Porosités (2011) : la couche de flux est trop mince, l'arc la perce. Épaissir la couche (au moins 10 + 0,03·I mm). Manipulation 5 : couche de 20 mm à 900 A.
b) Fissure au centre (1011) : W/d ≈ 0,6, cordon plus profond que large. Moins d'intensité, plus de tension, vitesse plus faible ; viser W/d ≈ 3/2.
c) Caniveaux (5011) : vitesse et tension trop élevées ensemble. Ralentir et baisser la tension.
d) Manque de pénétration d'un côté (402) : fil décalé par rapport au joint, défaut systématique. Recentrer le fil, régler le suivi de joint. Manipulation 5 : décalage de 4 mm.
e) Empreintes : flux humide, le gaz se coince sous le laitier. Étuver le flux, le garder en trémie chauffée.
f) Fissure de cratère (104) : arrêt brusque sur la pièce. Rampe de fin, et fin du cordon sur un appendice de sortie.
Exercice 6 : la recette et la dégustation N2 · chapitre 6
DMOS : passes de remplissage de 560 à 640 A, 30 à 33 V, 450 à 550 mm/min. QMOS soudée à 600 A, 31,5 V, 500 mm/min, avec exigence de résilience.
a) Calcule l'apport de chaleur de l'essai et la borne du domaine qualifié.
b) Production à 640 A, 33 V, 450 mm/min : conforme ?
c) Production à 600 A, 34 V, 420 mm/min : conforme ?
d) Production à 620 A, 32 V, 650 mm/min : conforme ?
e) À quoi servent les tôles martyres, et comment les enlève-t-on ?
f) Selon quelle norme qualifie-t-on la personne qui conduit l'installation ?
Voir la correction
a) Q = 31,5 × 600 × 60/(1 000 × 500) ≈ 2,27 kJ/mm ; résilience exigée : Q ≤ 1,25 × 2,27 ≈ 2,84 kJ/mm.
b) Q = 33 × 640 × 60/(1 000 × 450) ≈ 2,82 kJ/mm : paramètres dans le DMOS, Q dans le domaine, au bord. Conforme.
c) U = 34 V et v = 420 mm/min hors DMOS ; Q ≈ 2,91 kJ/mm au-dessus de 2,84 : non conforme trois fois.
d) Q ≈ 1,83 kJ/mm : dans le domaine qualifié, mais v = 650 mm/min est hors DMOS : non autorisé. Manipulation 6.
e) Ce sont les appendices d'amorçage et de sortie : l'amorçage instable, le cratère de fin et le soufflage de bout de tôle restent hors du joint. Même nuance, épaisseur et préparation que le joint ; on les enlève par coupage et meulage, jamais au marteau.
f) L'ISO 14732 (opérateurs et régleurs du soudage mécanisé et automatique), et non l'ISO 9606-1 des soudeurs manuels.
🏆 Défi : la virole à plaquer N2 · chapitre 4, à rejouer dans la manipulation 4
Il faut recouvrir 30 m² de l'intérieur d'une virole en acier à 0,18 % de carbone d'une surface de type 308L : repères C ≤ 0,04 %, Cr ≥ 18 %, Ni ≥ 8 %, au moins 3 mm. Feuillard 60 × 0,5 mm, bandes tous les 60 mm. Flux consommé : 0,8 kg par kg de feuillard sous flux, 0,55 kg/kg sous laitier.
a) Sous flux à 750 A et 120 mm/min, une couche suffit-elle ?
b) En deux couches sous flux : épaisseur, heures d'arc, masse de feuillard et de flux pour 30 m² ?
c) En une couche sous laitier à 1 250 A et 160 mm/min : mêmes grandeurs ?
d) Trouve un réglage sous flux en une seule couche qui respecte les repères. Que coûte-t-il en couverture ?
e) Quelle solution recommandes-tu, et pourquoi ?
Voir la correction
a) D ≈ 18 %, C ≈ 0,045 % : non, trop de carbone pris à la tôle.
b) 8,3 mm ; couverture 0,432 m²/h, donc 2 × 30/0,432 ≈ 139 h ; feuillard 14 × 138,9 ≈ 1 944 kg ; flux 0,8 × 1 944 ≈ 1 556 kg.
c) D ≈ 9 %, C ≈ 0,030 %, 4,9 mm ; 30/0,576 ≈ 52 h ; feuillard 22 × 52,1 ≈ 1 146 kg ; flux ≈ 630 kg.
d) Par exemple 600 A et 80 mm/min : D ≈ 14,4 %, C ≈ 0,039 %, 4,7 mm. Mais la couverture tombe à 0,288 m²/h : 104 h pour 30 m², deux fois plus que sous laitier, et le carbone reste au ras du repère.
e) Le sous laitier en une couche : 2,7 fois moins d'heures d'arc que deux couches sous flux, 41 % de feuillard et 60 % de flux en moins, et une marge confortable sur le carbone. Le sous flux en une couche est trop juste pour une production : la moindre variation de dilution ferait sortir la surface des repères.
Quiz : 12 questions éclair
Chaque réponse est expliquée, même quand tu as juste
Fiche mémoire du cours 4
Neuf cases, neuf images : à photographier, puis à redessiner de tête
Le filet
D'un seul côté à pleine pénétration : latte de cuivre, céramique ou lit de flux sous le joint.
La contre-passe
Une passe par face : chacune sans percer (p ≤ e − 2), et les deux se chevauchent.
Le gâteau
Le X divise le V par deux ; le talon et l'écartement doivent être réguliers.
La tirelire
Chanfrein étroit au-delà de 50 mm : deux passes par couche, laitier détachable, suivi précis.
Le train
Tandem : CC+ en tête creuse, CA en queue remplit ; twin : deux fils, un tube, une source.
Le fil froid
Fil froid et poudre (124) fondent dans le bain sans arc : plus de dépôt, moins de pénétration.
Le couteau à beurre
X = (1 − D)·Xfeuillard + D·Xdessous, couche par couche ; on raisonne en m²/h.
Le détective
Peinture, Poudre humide, Peu de poudre, Pressé ; un défaut répété accuse un réglage.
La check-list
DMOS (ISO 15609-1), QMOS (ISO 15614-1), opérateurs (ISO 14732), ronde, tôles martyres, FDS.
Glossaire
Les mots, symboles et sigles de ce cours
- α, c, b
- Angle d'ouverture d'un chanfrein en V ou en X (°) ; talon, partie droite non chanfreinée au fond (mm) ; largeur d'un chanfrein étroit (mm).
- A, AV, AX
- Aire de la section à remplir ; aire d'un chanfrein en V, en X (mm²).
- Abouts, coutures
- Sur un bordé ou un pont de navire : joints transversaux entre les tôles d'une même virure ; joints longitudinaux entre deux virures.
- Accostage
- Mise en place des bords à souder (talon, écartement, alignement) avant le pointage.
- Appendices d'amorçage et de sortie (tôles martyres)
- Petites tôles pointées aux bouts du joint, de même nuance, épaisseur et préparation, sur lesquelles on amorce et on finit ; enlevées ensuite.
- c (chevauchement)
- Recouvrement des zones fondues des deux passes d'une reprise envers : c = 2p − e (mm).
- CA, CC+
- Courant alternatif ; courant continu avec le fil au pôle positif.
- Chanfrein étroit
- Préparation à bords presque parallèles (18 à 26 mm de large environ) pour les fortes épaisseurs ; en anglais narrow gap.
- CND
- Contrôles non destructifs (visuel, ultrasons, radiographie, ressuage, magnétoscopie).
- Corniche (PC), gouttière (PA), angle à plat (PB)
- Positions de l'ISO 6947 : joint horizontal sur paroi verticale ; soudure d'angle sur pièce inclinée à 45° ; soudure d'angle sur pièce à plat.
- Couverture
- Surface rechargée par heure d'arc (m²/h) : pas entre bandes × vitesse.
- D
- Dilution : part de métal de base (ou de couche précédente) dans le métal fondu.
- Défaut systématique
- Défaut qui se répète tout le long du cordon ou sur chaque pièce : il accuse un réglage, un produit ou la machine.
- DMOS, DMOS-P
- Descriptif de mode opératoire de soudage (ISO 15609-1) ; sa version préliminaire, avant qualification.
- Double U, V, X
- Préparations : fond arrondi des deux côtés ; un chanfrein en V d'un seul côté ; deux V opposés.
- e
- Épaisseur de la tôle (mm).
- Empreintes
- Petites dépressions à la surface du cordon, dues à un gaz coincé entre le laitier et le métal ; en anglais pockmarks.
- EPA
- Environmental Protection Agency, l'agence américaine de l'environnement, qui publie des facteurs d'émission de fumées.
- EPI
- Équipements de protection individuelle.
- FDS
- Fiche de données de sécurité d'un produit, en seize rubriques.
- Feuillard (122), soudage sous laitier (72)
- Électrode en bande (60 × 0,5 mm par exemple) ; procédé sans arc où un laitier liquide chauffé par effet Joule fond la bande, dit électroslag.
- Fil froid
- Fil sans courant poussé dans le bain, fondu par la chaleur de l'arc voisin.
- Gougeage
- Creusement de la racine (arc-air, meulage) jusqu'au métal sain avant la reprise.
- I, I₁, U, v
- Intensité, intensité de l'arc de tête (A) ; tension (V) ; vitesse de soudage (mm/min).
- ISO 4063, ISO 6520-1, ISO 5817
- Numéros des procédés ; classification des défauts ; niveaux de qualité B, C, D.
- ISO 9692-2
- Préparations de joints pour le soudage sous flux d'un fil sur acier, en positions PA et PB.
- ISO 14732
- Qualification des opérateurs et des régleurs en soudage mécanisé et automatique.
- ISO 15609-1, ISO 15614-1
- Contenu du DMOS ; qualification du mode opératoire par un essai (QMOS) pour les aciers.
- Latte de cuivre, support céramique, lit de flux
- Supports envers : barre de cuivre à gorge ; blocs de céramique sur ruban adhésif ; couche de flux pressée sous le joint.
- MR
- Taux de fusion du fil, ou dépôt total (kg/h).
- Opérateur, régleur
- Personne qui conduit une installation de soudage mécanisé ou automatique ; personne qui la règle.
- p, w, W/d
- Pénétration et largeur du cordon (mm) ; rapport largeur/profondeur de la zone fondue.
- Platelage, virure
- Ensemble des tôles d'un pont de navire ; rangée de tôles dans le sens de la longueur du navire.
- Poudre métallique (124)
- Poudre de métal ajoutée dans le joint, fondue par l'arc ; augmente le dépôt.
- Q, Qessai
- Apport de chaleur en production ; apport de chaleur de l'essai de qualification (kJ/mm).
- QMOS, PV-QMOS
- Qualification d'un mode opératoire de soudage ; procès-verbal qui en fixe le domaine de validité.
- Rechargement
- Dépôt d'une couche sur une surface (anticorrosion, anti-usure), sans assembler deux pièces.
- Reprise envers
- Seconde passe soudée de l'autre côté du joint, après gougeage s'il y a lieu.
- Sous-couche
- Première couche d'un rechargement, plus alliée que la surface visée, qui absorbe la dilution.
- Tandem, twin, multi-fil
- Deux fils en file avec deux sources ; deux fils fins dans un même tube contact avec une source ; trois fils ou plus.
- Σ, ρ, ∝, tan
- Somme sur tous les arcs ; masse volumique de l'acier (7,85 g/cm³) ; « proportionnel à » ; tangente d'un angle.
- 309L, 308L, C-Mn, S355, S2
- Nuances d'acier inoxydable austénitique à bas carbone (L) ; acier au carbone-manganèse ; acier de construction de limite d'élasticité 355 MPa ; fil à environ 1 % de manganèse.
Ai-je bouclé la série ?
Dix points à cocher de tête
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| Question | L'outil | Cours | Le réflexe |
|---|---|---|---|
| Avec quoi soude-t-on ? | procédé 12, générateur, autorégulation, tête, déplacements, installations | 1 | vérifier la caractéristique, le facteur de marche et le suivi de joint |
| Avec quels produits ? | types de flux, basicité, grain, étuvage, recyclage, fils, ISO 14174 et ISO 14171, dilution | 2 | lire la désignation, étuver, recycler proprement, calculer le métal fondu |
| Avec quels réglages ? | intensité, tension, vitesse, apport de chaleur, diamètre, fil sorti, polarité, W/d | 3 | l'intensité creuse, la tension élargit, la vitesse dose ; garder W/d ≈ 3/2 |
| Comment préparer, varier, contrôler ? | supports envers, ISO 9692-2, chanfrein étroit, multi-fil, feuillard, ISO 6520-1, DMOS, QMOS, ISO 14732, sécurité | 4 | calculer le métal à déposer, choisir la variante, diagnostiquer, faire la ronde avant d'amorcer |