Avant de commencer
Les cours 6 et 7 en trois cases
(IWE : International Welding Engineer, ingénieur international en soudage.) Pour vérifier un assemblage soudé en flexion ou en torsion, on calcule les caractéristiques de la section des cordons elle-même : on rabat les gorges des cordons dans le plan de l'assemblage, puis on calcule leur centre de gravité et leurs moments quadratique et polaire, exactement comme pour une section de poutre. Et dimensionner une poutre reconstituée soudée (PRS : une poutre fabriquée en soudant des tôles entre elles) demande les mêmes calculs de sections composées.
Le plan du cours
- 1Centre de gravité et moment statique
Le point d'équilibre d'une section, et comment le trouver pour une section composée.
- 2Le moment quadratique
Pourquoi la matière loin de l'axe compte « au carré ».
- 3Le théorème de Huygens
Changer d'axe, et calculer les sections composées en tableau.
- 4Moment produit et axes principaux
Les sections non symétriques, et le retour du cercle de Mohr.
- 5Le moment polaire et le catalogue
IG ou IGz ? Les valeurs usuelles, et pourquoi les tubes sont si efficaces.
Centre de gravité et moment statique
Le point où la section tient en équilibre
Découpe la section dans du carton et pose-la à plat sur la pointe d'un doigt : il existe un seul point où elle tient en équilibre. C'est son centre de gravité G (le polycopié dit « isobarycentre »). C'est par G que passe la ligne moyenne de la poutre (cours 6).
Pour le trouver, on utilise le moment statique : l'aire multipliée par la distance à un axe, un peu comme un moment de force où chaque petit morceau de surface jouerait le rôle d'un poids. Si l'axe passe par G, les morceaux de part et d'autre se compensent exactement : le moment statique par rapport à un axe passant par G est nul. C'est exactement l'équilibre sur le doigt.
Pour une section composée de plusieurs rectangles (un T, un I…), on fait la moyenne des centres de gravité de chaque morceau, pondérée par leurs aires :
Si : aire du morceau i ; yi : hauteur de son centre de gravité ; Σ : la somme sur tous les morceaux
Manipulation 1 : la section en T en équilibre
Une section en T : une table (en haut) sur une âme (en dessous). Règle ses dimensions, puis déplace l'axe vert : le moment statique par rapport à cet axe s'affiche, et la balance penche d'un côté ou de l'autre. Elle n'est en équilibre que lorsque l'axe passe par G.
Section S repérée par (O, y, z), point courant P de coordonnées (y ; z), petit élément de surface dS (p. 23) :
∫S : somme continue sur toute la surface ; MSOz : moment statique par rapport à l'axe Oz, en mm³
Les trois propriétés (p. 23) : a) MSOy = zGS et MSOz = yGS, ce qui donne G ; b) le moment statique par rapport à un axe passant par G est nul ; c) il est additif : celui d'une section composée est la somme de ceux de ses morceaux. D'où la formule de yG ci-dessus.
Exemple (valeurs par défaut de la manipulation) : table 120 × 20 mm (S1 = 2 400 mm², centre à y1 = 110 mm du bas), âme 20 × 100 mm (S2 = 2 000 mm², y2 = 50 mm). yG = (2 400 × 110 + 2 000 × 50)/4 400 = 82,7 mm : G est tiré vers la table, qui a le plus de matière.
Le moment quadratique
Pourquoi la matière loin de l'axe compte au carré
Prends une règle plate en plastique et essaie de la plier : à plat, c'est facile ; posée sur la tranche (« sur chant »), c'est presque impossible. Même matière, même section : seule l'orientation change. Pourquoi ?
En flexion, la section tourne autour d'un axe horizontal passant par G, l'axe neutre. Une fibre située à la distance y de cet axe s'allonge proportionnellement à y (cours 9). Elle porte donc une contrainte proportionnelle à y, et cette force agit avec un bras de levier y. Sa contribution à la résistance au moment de flexion est proportionnelle à y × y = y². D'où la grandeur qui mesure la rigidité de forme : le moment quadratique, somme de y² × (petite aire) sur toute la section.
b : largeur (horizontale), h : hauteur (verticale, dans le sens de la flexion) ; en mm⁴
La hauteur est au cube : doubler la hauteur multiplie la rigidité par 8, doubler la largeur seulement par 2. Pour la règle de 200 × 20 mm, passer de « à plat » à « sur chant » multiplie I par (200/20)² = 100.
Manipulation 2 : la règle à plat ou sur chant
Un rectangle b × h que tu peux faire tourner. Les bandes sont colorées selon leur « poids » y² : plus une bande est loin de l'axe neutre (vert), plus elle compte. À droite, la flèche d'une console d'acier de 1 m, portant 1 kN au bout, avec cette section.
Définitions du polycopié (p. 23) : IOz = ∫S y² dS et IOy = ∫S z² dS. L'indice désigne l'axe par rapport auquel on calcule ; la distance au carré est celle mesurée perpendiculairement à cet axe. Pour l'axe Oz, c'est y ; pour l'axe Oy, c'est z. Piège classique : IGz contient des y², pas des z².
Calcul pour un rectangle (b horizontal, h vertical, G au centre) : découpe-le en bandes horizontales de hauteur dy et de largeur b. IGz = ∫−h/2h/2 y²·b dy = b[y³/3]−h/2h/2 = bh³/12. Par le même calcul avec des bandes verticales : IGy = hb³/12.
Unités et ordres de grandeur : une surface multipliée par une distance au carré donne des mm⁴ (ou des cm⁴ dans les catalogues : 1 cm⁴ = 10 000 mm⁴). Règle de 200 × 20 mm : 1,3 × 10⁵ mm⁴ à plat, 1,3 × 10⁷ mm⁴ sur chant. Poutrelle IPE 300 du commerce : environ 8 360 cm⁴, soit 8,4 × 10⁷ mm⁴.
Le théorème de Huygens et les sections composées
Changer d'axe, et calculer en tableau
Une patineuse qui tourne sur elle-même ralentit quand elle écarte les bras : la même masse, placée plus loin de l'axe, résiste beaucoup plus à la rotation. Pour une section, c'est pareil : un morceau de surface S, dont le centre est à la distance d de l'axe, apporte son propre moment quadratique (autour de son centre) plus S × d². C'est le théorème de Huygens (p. 23) :
yG, zG : distances entre l'axe par G et l'axe parallèle par O. Le moment quadratique est minimal par rapport à un axe passant par G
La poutrelle en I s'explique ainsi : on met presque toute la matière dans deux semelles, loin de l'axe neutre, où le terme S·d² est énorme, et on les relie par une âme mince. À quantité de matière égale, on gagne un facteur 20 sur un barreau carré.
La méthode en tableau pour une section composée : 1. découper en rectangles ; 2. trouver G (chapitre 1) ; 3. pour chaque morceau, calculer son I propre (bh³/12) et son terme Si·di², où di est la distance de son centre à G ; 4. additionner.
Manipulation 3 : le calculateur de sections composées
Choisis une forme et règle ses dimensions (en mm). Le tableau de Huygens se remplit ligne par ligne ; sur le dessin, chaque morceau porte son centre et sa distance di à G. Compare avec un barreau carré de même aire.
Démonstration. Soit y′ la distance d'un point à l'axe Gz, et y = y′ + yG sa distance à l'axe Oz parallèle. IOz = ∫(y′ + yG)² dS = ∫y′² dS + 2yG∫y′ dS + yG²∫dS. Le terme du milieu contient le moment statique par rapport à un axe passant par G : il est nul (chapitre 1). Il reste IOz = IGz + S·yG². Même raisonnement pour le moment produit : MPOyz = MPGyz + yG·zG·S (p. 23).
Exemple complet (section en T du chapitre 1, yG = 82,7 mm) :
| Morceau | Si (mm²) | I propre (mm⁴) | di (mm) | Si·di² (mm⁴) |
|---|---|---|---|---|
| Table 120 × 20 | 2 400 | 120 × 20³/12 = 80 000 | 110 − 82,7 = 27,3 | 1 785 000 |
| Âme 20 × 100 | 2 000 | 20 × 100³/12 = 1 666 700 | 82,7 − 50 = 32,7 | 2 142 000 |
| Total | 4 400 | 1 746 700 | 3 927 000 |
IGz = 1 746 700 + 3 927 000 ≈ 5,67 × 10⁶ mm⁴ (567 cm⁴). Les termes de Huygens pèsent ici plus que les moments propres.
Moment produit et axes principaux
Les sections non symétriques, et le retour du cercle de Mohr
Pose une cornière (une section en L) sur deux appuis et charge-la verticalement : elle ne descend pas tout droit, elle part aussi de côté. La raison : pour une section sans axe de symétrie, les axes y et z ne sont pas les axes « naturels » de la flexion. Il existe un troisième nombre, le moment produit :
nul dès que la section a un axe de symétrie selon y ou selon z : les termes y·z positifs et négatifs se compensent
Quand on fait tourner l'axe de calcul Δ autour de G, le moment quadratique IΔ varie. Il passe par un maximum et par un minimum, pour deux directions perpendiculaires : les axes principaux de la section, pour lesquels le moment produit est nul. Selon ces axes, une charge ne fait pas partir la poutre de travers. C'est exactement la même mathématique que les contraintes principales du cours 4 : une matrice symétrique 2 × 2, ses directions propres, et un cercle de Mohr.
Manipulation 4 : la cornière et ses axes principaux
Une cornière (dimensions en mm), y vers le haut et z vers la gauche comme page 25 du polycopié. Fais tourner l'axe Δ autour de G : sa courbe IΔ(α) se trace à droite. Les axes principaux (en vert) sont aux sommets de la courbe.
Axe quelconque. Pour un axe Δ passant par O et faisant l'angle α = (y⃗, Δ⃗) :
la matrice, notée IIOyz dans le polycopié, représente le tenseur 𝔍O des moments quadratiques en O
Axes principaux (p. 24) : les directions propres de cette matrice. Les moments quadratiques principaux et l'angle θ = (y⃗, Y⃗) valent :
centre ½(IOy + IOz) et rayon ½√(…) : c'est le cercle de Mohr des moments quadratiques
Le moment polaire et le catalogue des sections
IG ou IGz ? Et pourquoi les tubes sont si efficaces
En torsion, la section tourne sur elle-même autour de G : chaque point se déplace proportionnellement à sa distance r au centre, et non plus à sa distance à un axe. D'où un autre moment, le moment polaire (p. 24) :
r² = y² + z² (Pythagore) : le polaire est la somme des deux moments quadratiques
| IGz : moment quadratique | IG : moment polaire | |
|---|---|---|
| Distance au carré | à un axe (Gz) | au point G |
| Sert pour | la flexion : σ = −Mfz·y/IGz | la torsion : τ = Mt·r/IG |
| Rond plein de diamètre d | πd⁴/64 | πd⁴/32 (le double) |
| Rectangle b × h | bh³/12 | bh(b² + h²)/12 |
Manipulation 5 : le catalogue des sections
Choisis une forme et ses dimensions (en mm). Tu obtiens son aire, ses moments quadratique et polaire, et son efficacité : combien elle est plus rigide en flexion qu'un rond plein de même aire, donc de même poids.
| Section | IGY | IGZ | IG (polaire) |
|---|---|---|---|
| Rond de diamètre d (rayon R) | πd⁴/64 = πR⁴/4 | πd⁴/32 = πR⁴/2 | |
| Tube mince, rayon moyen R, épaisseur e ≪ R | ≈ πeR³ (sinon : différence des deux ronds) | ≈ 2πeR³ | |
| Rectangle b (selon Z) × h (selon Y) | hb³/12 | bh³/12 | bh(b² + h²)/12 |
| Tube rectangulaire 2b × 2a, épaisseur e ≪ a, b | ≈ (4/3)eb²(3a + b) | ≈ (4/3)ea²(3b + a) | somme des deux |
≪ : « très petit devant ». Pour le tube rond, l'approximation πeR³ se trompe de moins de 1 % quand e est dix fois plus petit que R.
Le module de flexion, qui servira au cours 9 : la contrainte maximale de flexion est atteinte sur la fibre la plus éloignée de l'axe neutre, à la distance v. On pose W = IGz/v, et alors |σ|max = |Mf|/W. Rectangle : W = bh²/6 ; rond : W = πd³/32. Les catalogues de profilés donnent directement W.
Exercices corrigés
Du centre de gravité aux axes principaux
Dessine toujours la section avec ses axes, découpe-la en rectangles et présente tes calculs en tableau. Les manipulations 1, 3, 4 et 5 permettent de vérifier tes résultats. Dimensions en mm.
Exercice 1 : le centre de gravité d'un T N1 · chapitre 1
Section en T : table 120 × 20 (largeur × épaisseur) posée sur une âme 20 × 100 (épaisseur × hauteur).
a) Calcule l'aire et la position de G, mesurée depuis le bas de l'âme.
b) Vérifie que le moment statique par rapport à l'axe horizontal passant par G est nul.
Voir la correction
a) S1 = 2 400 mm² à y1 = 110 ; S2 = 2 000 mm² à y2 = 50. S = 4 400 mm² ; yG = (2 400 × 110 + 2 000 × 50)/4 400 = 364 000/4 400 = 82,7 mm.
b) 2 400 × (110 − 82,7) + 2 000 × (50 − 82,7) = 65 500 − 65 500 = 0 ✅ : les deux morceaux « pèsent » autant de part et d'autre de G.
Exercice 2 : la planche à plat ou sur chant N1 · chapitre 2
Une planche de section 200 × 20 mm.
a) Calcule son moment quadratique pour une flexion à plat, puis sur chant.
b) Dans quel rapport la flèche d'une console change-t-elle ?
Voir la correction
a) À plat (h = 20) : I = 200 × 20³/12 = 133 000 mm⁴. Sur chant (h = 200) : I = 20 × 200³/12 = 13,3 × 10⁶ mm⁴.
b) Rapport (200/20)² = 100. La flèche est inversement proportionnelle à I (cours 9) : sur chant, la planche fléchit 100 fois moins. Pour une console d'acier de 1 m chargée par 1 kN : environ 12 mm à plat, 0,12 mm sur chant.
Exercice 3 : Huygens sur le T N2 · chapitre 3
Section en T de l'exercice 1 (yG = 82,7 mm). Calcule IGz par la méthode du tableau.
Voir la correction
Table : I propre = 120 × 20³/12 = 80 000 ; d = 27,3 ; S·d² = 2 400 × 27,3² = 1 785 000. Âme : I propre = 20 × 100³/12 = 1 666 700 ; d = 32,7 ; S·d² = 2 000 × 32,7² = 2 142 000. IGz = 80 000 + 1 785 000 + 1 666 700 + 2 142 000 ≈ 5,67 × 10⁶ mm⁴ (567 cm⁴).
Exercice 4 : pourquoi les poutrelles sont en I N2 · chapitre 3
Section en I symétrique : deux semelles 100 × 10 et une âme 8 × 180 (hauteur totale 200).
a) Calcule l'aire et IGz.
b) Compare avec un barreau carré de même aire.
c) Et avec un plat 20 × 172 sur chant, de même aire ?
Voir la correction
a) S = 2 × 1 000 + 1 440 = 3 440 mm². G au milieu (symétrie). Semelles : 2 × (100 × 10³/12 + 1 000 × 95²) = 2 × (8 300 + 9 025 000) ≈ 18,07 × 10⁶ ; âme : 8 × 180³/12 = 3,89 × 10⁶. IGz ≈ 21,95 × 10⁶ mm⁴.
b) Carré de côté √3 440 = 58,7 mm : I = 58,7⁴/12 ≈ 0,99 × 10⁶ mm⁴. L'I est 22 fois plus rigide pour le même poids.
c) Plat 20 × 172 sur chant : I = 20 × 172³/12 ≈ 8,48 × 10⁶ mm⁴. L'I reste 2,6 fois meilleur : ses semelles mettent la matière encore plus loin de l'axe, et l'âme le rend stable (un plat haut et mince se déverse de côté).
Exercice 5 : rond plein ou tube N1 · chapitre 5
Un rond plein de diamètre 40, et un tube de diamètre extérieur 40 et d'épaisseur 3.
a) Calcule IGz et IG du rond plein.
b) Calcule IGz du tube exactement, puis avec l'approximation πeR³.
c) Compare les aires et les moments.
Voir la correction
a) IGz = π × 40⁴/64 = 125 700 mm⁴ ; IG = π × 40⁴/32 = 251 300 mm⁴.
b) Exact : π(40⁴ − 34⁴)/64 = 60 070 mm⁴. Approché : R = 18,5 (rayon moyen), π × 3 × 18,5³ = 59 670 mm⁴, soit −0,7 %.
c) Aires : 349 mm² pour le tube, 1 257 mm² pour le rond. Avec 28 % de la matière, le tube garde 48 % de la rigidité en flexion. À poids égal, le tube est bien plus efficace, en flexion comme en torsion.
Exercice 6 : la cornière égale N2 · chapitre 4
Cornière 60 × 60 × 6 (y vers le haut, z vers la gauche, coin au point O). On donne : S = 684 mm², yG = zG = 17,2 mm, IGy = IGz = 233 300 mm⁴, MPGyz = −138 100 mm⁴.
a) Pourquoi MPGyz n'est-il pas nul ?
b) Calcule les moments quadratiques principaux.
c) Donne les axes principaux et dis lequel porte le maximum.
Voir la correction
a) La section n'a aucun axe de symétrie parallèle à y ou à z (son axe de symétrie est la diagonale) : les produits y·z ne se compensent pas.
b) Centre du cercle : 233 300 ; rayon : √(0² + 138 100²) = 138 100. Imax = 371 400 mm⁴ et Imin = 95 200 mm⁴.
c) tan 2θ = 2MP/(IGz − IGy) = −∞ : 2θ = ±90°, θ = ±45°. En remplaçant α = 45° dans IΔ : 233 300 − 2 × (−138 100) × 0,5 = 371 400 : le maximum est selon la diagonale α = 45°, qui passe par le coin et par G (l'axe de symétrie) ; le minimum est perpendiculaire.
Défi : la règle un peu tournée N2 · chapitres 2 et 4
La règle 20 × 200 (sur chant) est inclinée de 30°. Que devient son moment quadratique par rapport à l'axe horizontal passant par G ?
Voir la correction
Les axes propres de la règle sont principaux (symétrie) : I1 = 20 × 200³/12 = 13,33 × 10⁶ et I2 = 200 × 20³/12 = 0,133 × 10⁶ mm⁴, sans moment produit. Pour un axe à 30° de l'axe principal : I = I1cos²30° + I2sin²30° = 13,33 × 0,75 + 0,133 × 0,25 ≈ 10,0 × 10⁶ mm⁴. Une inclinaison de 30° fait perdre 25 % de la rigidité : un profilé mal orienté au montage (ou une soudure qui le fait vriller) est nettement moins rigide.
Quiz : 12 questions éclair
Chaque réponse est expliquée, même quand tu as juste
Fiche mémoire du cours 8
Neuf cases, neuf images : à photographier, puis à redessiner de tête
Centre de gravité
Moment statique ∫y dS = yGS, nul par rapport à un axe passant par G.
Moment quadratique
La distance au carré est perpendiculaire à l'axe : IGz contient des y². En mm⁴.
Rectangle
h dans le sens de la flexion, au cube. Sur chant contre à plat : rapport (h/b)².
Huygens
La patineuse. Toujours depuis G. Minimum pour l'axe passant par G.
Section composée
Le tableau : Si, yi, G, I propres, di, Sidi². Le I est 22 fois meilleur qu'un carré.
Moment produit
Nul dès qu'il y a un axe de symétrie selon y ou z. Sinon la poutre fléchit de travers.
Axes principaux
Le cercle de Mohr, troisième apparition. Deux solutions : vérifier laquelle est le maximum.
Moment polaire
∫r² dS. Rond : πd⁴/32. Tube mince : 2πeR³. Pour la torsion des sections rondes.
Les jumeaux
Rond : « 64 pour plier, 32 pour tordre ». Module de flexion W = IGz/v.
Glossaire
Les mots, symboles et sigles de ce cours
- Axe neutre
- Axe de la section, passant par G, autour duquel elle tourne en flexion ; les fibres qui s'y trouvent ne s'allongent pas.
- Axes principaux (de la section)
- Les deux axes perpendiculaires passant par G pour lesquels le moment produit est nul ; ils portent les moments quadratiques maximal et minimal.
- Centre de gravité G
- Point d'équilibre de la section (le polycopié dit « isobarycentre ») ; la ligne moyenne de la poutre passe par G.
- Cornière
- Profilé en forme de L, à ailes égales ou inégales.
- dS
- Petit élément de surface de la section, autour d'un point P.
- ∫S
- Intégrale sur la surface : la somme continue d'une grandeur sur toute la section.
- IGz, IGy (moments quadratiques)
- ∫y² dS et ∫z² dS, par rapport aux axes Gz et Gy ; mesurent la rigidité de forme en flexion, en mm⁴.
- IG, IO (moment polaire)
- ∫r² dS par rapport au point G (ou O) ; égal à Iy + Iz ; sert à la torsion des sections rondes.
- MSOz, MSOy (moments statiques)
- ∫y dS et ∫z dS ; égaux à yGS et zGS ; en mm³.
- MPOyz (moment produit)
- ∫yz dS ; nul si la section a un axe de symétrie selon y ou z.
- mm⁴, cm⁴
- Unités des moments quadratiques : 1 cm⁴ = 10 000 mm⁴.
- Module de flexion W
- W = IGz/v, avec v la distance de l'axe neutre à la fibre la plus éloignée ; |σ|max = |Mf|/W.
- PRS
- Poutre reconstituée soudée : poutre fabriquée en soudant des tôles (semelles et âme).
- Sur chant, à plat
- Une planche est « sur chant » posée sur sa tranche (grande dimension verticale), « à plat » posée sur sa grande face.
- Théorème de Huygens
- IO = IG + S·d² pour deux axes parallèles distants de d, l'un passant par G (le polycopié écrit « Huyghens »).
- Tenseur 𝔍O des moments quadratiques
- Matrice [[IOy, −MP], [−MP, IOz]] (notée IIOyz) qui donne IΔ pour tout axe Δ passant par O.
- ≪
- « Très petit devant » : e ≪ R veut dire que e est au moins dix fois plus petit que R.
Check-list : suis-je prêt pour le cours 9 ?
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