Avant de commencer
Le cours 2 en trois cases
| Chapitre du cours | Ce qu'il apporte à l'IWE |
|---|---|
| 1 La zone affectée | zones de la ZAT, cycles thermiques, dureté avant et après traitement thermique |
| 2 La fissuration à froid | rôle de l'hydrogène, de la dureté et des contraintes ; préchauffage et postchauffage |
| 3 La fragilisation au revenu | mécanisme, essai de step cooling, indices de composition, produits d'apport « R » |
| 4 La fissuration au réchauffage | mécanisme, nuances sensibles, indices, prévention |
| 5 Le joint en fluage | types de fissures de fluage, fissuration de type IV, coefficient de joint |
| 6 L'enquête | reconnaître une fissure d'après son moment, sa zone et son aspect |
- EN 1011-2 : recommandations pour le soudage des aciers ferritiques, avec les formules du temps de refroidissement t8/5 ; EN 10028-2 : tôles pour appareils à pression (essai de step cooling en annexe) ; ISO 2560, ISO 3580 : électrodes enrobées, avec les classes d'hydrogène diffusible H5, H10, H15 ; AWS A5.23 et la section II de l'ASME (American Society of Mechanical Engineers) : produits d'apport pour le soudage sous flux, avec le suffixe « R » ; API (American Petroleum Institute) et WRC (Welding Research Council) : recommandations pour les réacteurs en 2,25Cr-1Mo ; EN 13445-3 : calcul des appareils à pression non soumis à la flamme.
- ZF : zone fondue ; ZAT : zone affectée thermiquement ; ZAT-GG, ZAT-GF, ZAT-IC, ZAT-SC : zones affectées à gros grains, à grains fins, intercritique, subcritique (en anglais CGHAZ, FGHAZ, ICHAZ, SCHAZ) ; MB, MA : métal de base, métal d'apport ; FAF : fissuration à froid ; TTAS : traitement thermique après soudage ; DHT : traitement de déshydrogénation (postchauffage) ; Q : énergie de soudage (kJ/mm) ; T0, Tp : température initiale de la pièce, préchauffage ; Tpic : température maximale atteinte en un point ; t8/5 : temps de refroidissement de 800 à 500 °C ; Ac1, Ac3 : températures de début et de fin de transformation en austénite au chauffage ; HV : dureté Vickers ; σ : contrainte (MPa) ; J, X, K, ΔG, PSR : indices de composition, définis aux chapitres 3 et 4 ; vTr54 : température de transition à 54 J en flexion par choc (Charpy V) ; ppm : partie par million en masse (1 ppm = 0,000 1 %).
Les Cr-Mo pardonnent peu. Un préchauffage oublié fissure un collecteur dans la nuit qui suit le soudage ; un produit d'apport trop chargé en impuretés rend fragile, vingt ans plus tard, un réacteur que l'on remet en pression par temps froid ; un traitement thermique qui chauffe trop vite ouvre des fissures au pied des cordons d'un acier au vanadium ; une zone affectée mal revenue casse en fluage au tiers de la durée prévue. Chaque piège a sa parade, et le coordinateur doit les connaître toutes pour écrire un mode opératoire, choisir un consommable ou interpréter une fissure.
La série en cinq cours
Le plan du cours
- 1La zone affectée
Des bandes de quelques dixièmes de millimètre, chacune avec sa structure et ses risques.
- 2La fissuration à froid
Hydrogène, dureté, contraintes : le tabouret à trois pieds.
- 3La fragilisation au revenu
Des impuretés qui migrent vers les joints de grains pendant des années.
- 4La fissuration au réchauffage
Des grains durcis et des joints affaiblis pendant le traitement thermique.
- 5Le joint en fluage
Types I à IV, et la zone à grains fins qui casse la première.
- 6L'enquête
Quand, où, comment : reconnaître la fissure.
La zone affectée d'un Cr-Mo
Des bandes de quelques dixièmes de millimètre, chacune avec son histoire thermique
Quand l'arc passe, le métal voisin du bain de fusion vit un cycle thermique éclair : il chauffe en une ou deux secondes, atteint une température maximale, la température de pic, puis refroidit en quelques secondes à quelques dizaines de secondes. Plus on s'éloigne du cordon, plus ce pic est bas. Comme les Cr-Mo sont trempants (cours 2), chaque bande garde la trace de son pic, comme les couleurs d'un arc-en-ciel rangées de l'intérieur vers l'extérieur :
- la zone fondue (ZF) : le métal d'apport et un peu de métal de base, fondus puis solidifiés en grains allongés ; c'est aussi un Cr-Mo trempant ;
- la ZAT à gros grains (ZAT-GG), chauffée entre 1 100 °C et la fusion : les carbures s'y dissolvent, les grains d'austénite grossissent, et le refroidissement rapide donne une martensite ou une bainite dure. C'est la bande la plus dure et la moins tenace, celle où naissent la fissuration à froid (chapitre 2) et la fissuration au réchauffage (chapitre 4) ;
- la ZAT à grains fins (ZAT-GF), chauffée entre Ac3 et 1 100 °C : l'austénite se forme mais n'a pas le temps de grossir, et une partie des carbures ne se dissout pas. La structure trempée y est plus fine et un peu moins dure ;
- la ZAT intercritique (ZAT-IC), chauffée entre Ac1 et Ac3 : seule une partie du métal devient austénite. Il en sort un mélange d'îlots fraîchement trempés et de métal de base sur-revenu ;
- la ZAT subcritique (ZAT-SC), chauffée sous Ac1 : pas de transformation, mais un revenu de plus pour un métal déjà revenu, qui l'adoucit légèrement.
Le profil de dureté d'un joint brut de soudage montre donc des pics dans la zone fondue et la ZAT à gros grains, et parfois un léger creux en bordure de ZAT. Le traitement thermique après soudage (TTAS) revient les zones trempées : les pics s'effacent. Le creux, lui, reste. Dans un P91, il deviendra le maillon faible du joint en fluage (chapitre 5).
Manipulation 1 : l'arc-en-ciel de la zone affectée
Choisis la nuance, l'énergie de soudage Q et la température initiale T0 (préchauffage). À gauche, la coupe du joint avec ses bandes, à l'échelle ; à droite, le profil de dureté à travers la zone affectée, brut de soudage et après TTAS (10CrMo9-10 : 2 h à 700 °C ; P91 : 2 h à 760 °C). Modèle pédagogique : t8/5 de l'EN 1011-2, températures de pic de Rosenthal (pièce épaisse), duretés et revenu des modèles du cours 2.
L'énergie de soudage. C'est l'énergie apportée à la pièce par millimètre de cordon :
Q en kJ/mm ; U : tension d'arc (V) ; I : intensité (A) ; v : vitesse de soudage (mm/s) ; k : rendement thermique du procédé, sans unité (EN 1011-1 : 1 pour le soudage sous flux, 0,8 pour l'électrode enrobée et le MAG, 0,6 pour le TIG). Exemple : 30 V, 500 A, 10 mm/s sous flux donnent Q = 1 × 30 × 500/10 = 1 500 J/mm = 1,5 kJ/mm.
Le temps de refroidissement t8/5, de 800 à 500 °C, fixe la structure de la ZAT (cours 2). L'EN 1011-2 donne deux formules, pour un cordon déposé sur une pièce épaisse (écoulement de la chaleur en trois dimensions) ou mince (deux dimensions) :
t8/5 en s ; Q en kJ/mm ; T0 en °C ; d : épaisseur en mm. On retient la plus grande des deux valeurs : la formule 2D l'emporte sous l'épaisseur de transition, environ 18 mm pour Q = 1,5 kJ/mm et T0 = 20 °C. Les formules complètes ajoutent un facteur de forme (1 pour un cordon sur tôle, plus petit dans un angle).
Exemple, Q = 1,5 kJ/mm sur pièce épaisse : à 20 °C, t8/5 = 6 600 × 1,5 × (1/480 − 1/780) ≈ 7,9 s ; préchauffé à 200 °C, t8/5 = 5 700 × 1,5 × (1/300 − 1/600) ≈ 14,3 s. Un 10CrMo9-10 passe de 382 à 358 HV environ dans sa ZAT à gros grains : le préchauffage adoucit un peu, il ne supprime pas la trempe. Un P91, lui, reste martensitique quoi qu'on fasse.
La température de pic. Pour une source qui se déplace sur une pièce épaisse, le modèle de Rosenthal donne, à la distance r de l'axe du cordon :
0,234 = 2/(π·e), où e ≈ 2,718 est la base des logarithmes népériens ; Q en J/m (1 kJ/mm = 10⁶ J/m) ; ρc : capacité thermique volumique de l'acier, ≈ 4,4·10⁶ J/(m³·K) ; r en m. La température de pic décroît comme 1/r² : chaque zone est une coque autour du cordon, d'autant plus large que Q est grand.
Exemple, Q = 1,5 kJ/mm à 20 °C : la limite de la ZAT-GG (1 100 °C) est à r = √(0,234 × 1,5·10⁶/(4,4·10⁶ × 1 080)) ≈ 8,6 mm de l'axe, la limite de fusion (≈ 1 500 °C) à 7,3 mm, Ac1 (≈ 805 °C pour un 10CrMo9-10) à 10,1 mm : toute la zone affectée tient sur 2,7 mm, dont 1,3 mm de gros grains. La largeur des bandes croît comme √Q.
| Zone | Température de pic | Brut de soudage | Après TTAS | Risque principal |
|---|---|---|---|---|
| ZF | fusion | structure de solidification trempée, dure | revenue | fissuration à froid (fissures transversales), à chaud, fragilisation |
| ZAT-GG | 1 100 °C à fusion | martensite ou bainite à gros grains, la plus dure | revenue ; gros grains conservés | fissuration à froid, au réchauffage |
| ZAT-GF | Ac3 à 1 100 °C | structure trempée fine, carbures non dissous | revenue, parfois plus douce que le métal de base | fluage de type IV |
| ZAT-IC | Ac1 à Ac3 | îlots trempés et métal sur-revenu | zone adoucie | fluage de type IV |
| ZAT-SC | ≈ 600 °C à Ac1 | métal de base revenu une fois de plus | légèrement adoucie | faible |
La qualification d'un mode opératoire de soudage (ISO 15614-1) comprend une filiation de dureté HV10 à travers le métal de base, la ZAT et la zone fondue. Pour un Cr-Mo, on la mesure après le TTAS prévu : elle vérifie que les pics sont effacés et que la zone adoucie reste acceptable. Une dureté encore élevée signale un revenu insuffisant ; une zone fondue anormalement douce peut signaler un revenu trop chaud, voire un passage au-delà d'Ac1 (cours 2).
La fissuration à froid
Hydrogène, dureté, contraintes : il faut les trois à la fois
La fissuration à froid (FAF), ou fissuration par l'hydrogène, apparaît quand le joint est revenu vers la température ambiante, en dessous de 150 °C environ, parfois plusieurs heures ou plusieurs jours après le soudage : on parle de fissuration différée. Elle naît surtout dans la ZAT à gros grains, sous le cordon ou à son pied, et, dans les métaux fondus alliés comme ceux des Cr-Mo, en travers de la zone fondue.
Elle a besoin de trois conditions à la fois, comme un tabouret a besoin de ses trois pieds :
- de l'hydrogène : l'arc décompose l'humidité de l'enrobage, du flux, de l'air ou de la rouille, et le bain de fusion absorbe l'hydrogène, qui diffuse ensuite dans la ZAT. Atome minuscule, il circule dans l'acier, se loge dans les défauts et affaiblit la cohésion du métal là où il s'accumule ;
- une structure dure : la martensite, et dans une moindre mesure la bainite, supportent très mal l'hydrogène. Or les Cr-Mo trempent (chapitre 1) ;
- des contraintes : le retrait du cordon, gêné par la pièce, laisse des contraintes résiduelles qui peuvent atteindre la limite d'élasticité, d'autant plus que la pièce est épaisse et bridée.
Pour éviter la fissure, on enlève au moins un pied, et en pratique on en raccourcit plusieurs : produits d'apport à bas hydrogène bien étuvés, préchauffage et maintien entre passes (refroidissement plus lent, hydrogène qui s'échappe pendant le soudage), postchauffage de déshydrogénation (DHT, environ 260 °C pendant au moins une heure, avant de laisser refroidir), puis TTAS. Pour un 10CrMo9-10 ou un P91, préchauffage et températures entre passes se situent typiquement entre 200 et 300 °C (cours 4).
Manipulation 2 : l'hydrogène contre la montre
Règle la nuance, la classe d'hydrogène du produit d'apport, l'épaisseur, le préchauffage Tp et la durée du postchauffage à 260 °C (Q = 1,5 kJ/mm). La courbe violette suit l'hydrogène diffusible restant ; la ligne bleue est l'hydrogène critique que tolère la ZAT, compte tenu de sa dureté et du bridage. Si la courbe reste au-dessus quand la pièce est froide, la fissure peut apparaître. Modèle pédagogique (diffusion apparente de l'hydrogène, seuil fondé sur la dureté et le bridage).
L'hydrogène diffusible. On le mesure en ml d'hydrogène pour 100 g de métal déposé (ISO 3690). Les normes de produits d'apport (ISO 2560 pour les électrodes enrobées, ISO 3580 pour celles des Cr-Mo) indiquent une classe : H5, H10, H15, pour au plus 5, 10 ou 15 ml/100 g. Les électrodes basiques bien étuvées atteignent H5 ; une électrode qui a repris l'humidité de l'atelier peut dépasser H15.
La diffusion. L'hydrogène quitte la pièce par diffusion. Le temps caractéristique de dégazage d'une plaque d'épaisseur e est :
D : coefficient de diffusion apparent, pièges compris (m²/s) ; dans ce cours, D0 = 5,7·10⁻⁶ m²/s et Ea = 30,6 kJ/mol, énergie d'activation ; R = 8,314 J/(mol·K), constante des gaz parfaits ; T en K. Après une durée t, il reste environ exp(−t/τ) de l'hydrogène initial.
Exemple, e = 30 mm : à 20 °C, D ≈ 2,0·10⁻¹¹ m²/s et τ ≈ 0,03²/(9,87 × 2,0·10⁻¹¹) ≈ 4,5·10⁶ s ≈ 1 260 h, près de deux mois ; à 260 °C, D ≈ 5,7·10⁻⁹ m²/s et τ ≈ 4,4 h, presque trois cents fois moins. C'est tout l'intérêt du postchauffage : ce qui prendrait des semaines à froid se fait en quelques heures à 260 °C. Et τ croît comme e² : doubler l'épaisseur quadruple le temps.
Le seuil critique. La manipulation compare l'hydrogène restant à un hydrogène critique qui baisse quand la dureté et la sévérité augmentent :
Hcrit en ml/100 g ; HV : dureté de la ZAT à gros grains ; S : sévérité, sans unité, qui croît avec le bridage (l'épaisseur e, en mm) et baisse avec le préchauffage Tp (°C), qui réduit les contraintes et laisse partir une partie de l'hydrogène pendant le soudage. Modèle pédagogique, calé sur les tendances des méthodes normalisées.
Exemple, 10CrMo9-10 de 30 mm sans préchauffage : HV ≈ 382, S = 1,125, Hcrit = 8/1,125 × (350/382)⁴ ≈ 5,0 ml/100 g. Une électrode H10 fissure. Préchauffé à 200 °C : HV ≈ 358, S ≈ 0,84, Hcrit ≈ 8,7 : encore insuffisant avec H10. Un postchauffage de 2 h à 260 °C ramène l'hydrogène à 10 × exp(−2/4,4) ≈ 6,4 ml/100 g : sous le seuil.
Les électrodes basiques et les flux des Cr-Mo s'étuvent selon les indications du fabricant (souvent entre 300 et 400 °C pour les électrodes), puis se conservent en étuve de maintien et en carquois chauffé. Une étuve dont la température n'est pas uniforme laisse des électrodes humides au fond. Un mode opératoire qui annonce H5 n'a de valeur que si l'atelier tient la chaîne de l'étuvage jusqu'au poste de soudage.
La fragilisation au revenu
Des impuretés qui migrent lentement vers les joints de grains
Un acier Cr-Mo contient toujours quelques dizaines à quelques centaines de ppm d'impuretés : phosphore (P), étain (Sn), antimoine (Sb), arsenic (As). Maintenu longtemps entre 370 et 590 °C environ, en service ou pendant un refroidissement lent, il voit ces atomes migrer peu à peu vers les joints des anciens grains d'austénite et s'y concentrer, comme de la limaille attirée par un aimant. Les joints perdent leur cohésion.
À chaud, l'acier reste ductile et rien ne se voit. Mais sa température de transition monte : à la température ambiante, lors d'un arrêt, d'un redémarrage ou d'une épreuve hydraulique, il peut casser de façon fragile, le long des joints de grains. Les réacteurs d'hydrotraitement des raffineries en 2,25Cr-1Mo, qui travaillent vers 400 à 480 °C pendant des dizaines d'années, sont le cas d'école.
Trois choses à retenir :
- le manganèse et le silicium aggravent l'effet ; le molybdène le réduit, en retenant une partie du phosphore ;
- le phénomène est réversible : un chauffage au-delà d'environ 600 °C redissout les ségrégations, et un refroidissement rapide à travers le domaine sensible évite qu'elles se reforment ;
- on ne peut pas attendre vingt ans pour savoir si un acier est sensible : l'essai de step cooling (refroidissement par paliers) accélère la ségrégation en une dizaine de jours de four.
Manipulation 3 : le step cooling d'un 2,25Cr-1Mo
Choisis une composition ou règle Mn + Si, le phosphore et l'étain. À gauche, le cycle de step cooling et les indices J et X face à leurs limites ; à droite, la courbe de résilience Charpy avant et après le cycle, et le critère vTr54 + 2,5·ΔvTr54. Lance le cycle pour voir la courbe glisser. Modèle pédagogique : décalage de transition proportionnel à l'excès de J et de X, calé sur les ordres de grandeur publiés.
Le mécanisme. Les atomes d'impuretés se placent plus volontiers dans le désordre d'un joint de grains que dans le réseau régulier du grain : c'est la ségrégation intergranulaire d'équilibre. Plus la température baisse, plus la concentration d'équilibre au joint est élevée, mais plus la diffusion est lente. D'où un domaine sensible, avec une cinétique maximale vers 450 à 500 °C, et la réversibilité au-delà de 600 °C environ, où la ségrégation d'équilibre devient faible.
L'essai de step cooling, défini notamment en annexe de l'EN 10028-2 et dans les recommandations pour réacteurs, enchaîne des paliers de plus en plus longs à des températures de plus en plus basses, pour profiter à chaque étape du meilleur compromis entre ségrégation et diffusion :
| Étape | 593 °C | → 538 °C | → 524 °C | → 496 °C | → 468 °C | → 316 °C |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Refroidissement pour y arriver | — | 5,6 °C/h | 5,6 °C/h | 5,6 °C/h | 2,8 °C/h | 28 °C/h |
| Palier | 1 h | 15 h | 24 h | 60 h | 100 h | puis air |
Au total, près de 240 h de four, soit une dizaine de jours. On fait des essais Charpy V sur des éprouvettes ayant subi seulement le TTAS, et sur d'autres ayant subi le TTAS puis le step cooling. On compare les températures de transition à 54 J, notées vTr54, et leur écart ΔvTr54. Le critère classique (Erwin et Kerr, bulletin 275 du WRC, 1982) extrapole l'effet de décennies de service :
vTr54 : transition après TTAS seul ; ΔvTr54 : décalage dû au step cooling ; le facteur 2,5 couvre l'écart entre l'essai accéléré et un service de plusieurs dizaines d'années. Les recommandations récentes pour les réacteurs d'hydrotraitement (API RP 934-A) sont plus sévères, de l'ordre de 10 °C.
Les indices de composition permettent de trier les coulées sans attendre dix jours :
J, facteur de Watanabe : teneurs en % massique, pour le métal de base. X, facteur de Bruscato : teneurs en ppm, établi pour le métal fondu et employé aussi pour le métal de base. Exemple : Mn + Si = 0,6 %, P = 0,007 %, Sn = 0,003 % donnent J = 0,6 × 0,010 × 10⁴ = 60.
Les spécifications courantes demandent J ≤ 160, souvent J ≤ 120 et moins encore pour les réacteurs les plus exigeants, et X ≤ 15 ppm, souvent X ≤ 10 ppm. Les aciéristes y parviennent par une élaboration soignée (ferrailles triées, désoxydation sous vide au carbone, qui permet de réduire le silicium).
Les produits d'apport « R ». Pour le métal fondu, les spécifications américaines des fils et flux pour le soudage sous flux (AWS A5.23, reprise dans la section II, partie C, du code ASME) prévoient un suffixe optionnel « R » qui garantit : S ≤ 0,010 %, P ≤ 0,010 %, Cu ≤ 0,15 %, As ≤ 0,005 %, Sn ≤ 0,005 %, Sb ≤ 0,005 %.
La fissuration au réchauffage
Pendant le TTAS, des grains durcis et des joints affaiblis
Le TTAS doit détendre le joint : en chauffant vers 600 à 750 °C, l'acier flue un peu et les contraintes résiduelles se relâchent. Ce relâchement, c'est une petite déformation de fluage, de l'ordre de quelques dixièmes de pour cent, que la ZAT doit encaisser. Dans certains aciers, elle n'y arrive pas : des fissures intergranulaires s'ouvrent dans la ZAT à gros grains, souvent au pied des cordons, pendant la montée en température, entre 500 et 700 °C environ. C'est la fissuration au réchauffage, ou fissuration de relaxation.
Trois ingrédients se conjuguent :
- le cycle de soudage a dissous les carbures de la ZAT-GG ; au réchauffage, des carbures très fins de vanadium, de molybdène, de niobium ou de titane reprécipitent à l'intérieur des grains, qui deviennent plus durs que leurs joints ;
- les joints de grains sont affaiblis par les impuretés qui s'y concentrent (P, S, Sn, Sb, As, et même quelques ppm de Pb ou de Bi) et par une mince bande sans précipités ;
- les gros grains offrent peu de joints : toute la déformation de relaxation se concentre sur eux, et des cavités s'y ouvrent puis se rejoignent.
Comme un pull dont les mailles auraient été raidies à l'amidon : quand on tire, ce sont les coutures qui lâchent. Les nuances les plus sensibles sont les aciers au vanadium : 14MoV6-3 (½Cr-½Mo-¼V), 2,25Cr-1Mo-0,25V (dit « 22V »), 7CrMoVTiB10-10 (T24). Le 10CrMo9-10 classique est peu sensible ; le 16Mo3 ne l'est pas.
Manipulation 4 : les coutures qui lâchent
Choisis une nuance, ajuste le molybdène, le vanadium et l'indice d'impuretés K, puis chauffe la pièce pour le TTAS. À gauche, la nuance sur la carte des indices ΔG et PSR (sensible si positifs) ; à droite, la ZAT à gros grains : précipités dans les grains, cavités et fissures aux joints. Modèle pédagogique illustrant les tendances publiées.
Deux indices de composition classent les aciers faiblement alliés ; une valeur positive signale une nuance sensible :
Teneurs en % massique. ΔG : indice de Nakamura ; PSR (SR pour stress relief, détensionnement) : indice d'Ito et Nakanishi, établi pour Cr ≤ 1,5 %, Cu ≤ 1 %, Mo ≤ 2 % et V, Nb, Ti ≤ 0,15 %. Hors de ce domaine, notamment pour les aciers à 2,25 % de chrome, ces indices ne s'appliquent plus et l'on s'appuie sur l'expérience et sur des essais.
Exemples : 13CrMo4-5 (1 Cr ; 0,5 Mo ; 0,15 Cu) : ΔG = 1 + 1,65 − 2 = 0,65, PSR = 1 + 0,15 + 1 − 2 = 0,15 : légèrement sensible. 16Mo3 (0,1 Cr ; 0,3 Mo ; 0,15 Cu) : ΔG = −0,91, PSR = −1,15 : non sensible. Le vanadium pèse lourd : 0,1 % de vanadium ajoute 0,81 à ΔG et 1 à PSR.
Le métal fondu aussi. Le métal fondu des aciers 2,25Cr-1Mo-0,25V peut fissurer au réchauffage. Pour lui, un indice d'impuretés a été proposé (Chauvy et Pillot) :
Teneurs en ppm ; Pb : plomb, Bi : bismuth, Sb : antimoine. Quelques ppm de plomb ou de bismuth, éléments qui ségrègent fortement aux joints, suffisent à ruiner la ductilité de relaxation.
La prévention combine plusieurs leviers :
- la composition : limiter V, Nb, Ti au strict nécessaire, et les impuretés (P, S, Sn, Sb, As, Pb, Bi) ;
- la géométrie : éviter les concentrations de contraintes, adoucir les raccordements, meuler les pieds de cordon dans les zones critiques ;
- la ZAT : affiner les gros grains par des passes de recuit bien placées et des cordons minces qui se recouvrent ;
- le TTAS : maîtriser la vitesse de montée en température, éviter les écarts de température entre parties épaisses et minces ; pour les nuances les plus sensibles, un traitement intermédiaire de détensionnement, par exemple 1 h vers 680 °C, est parfois prévu en cours de fabrication.
Les réacteurs d'hydrocraquage de dernière génération, en 2,25Cr-1Mo-0,25V, ont des parois de 200 à 300 mm soudées sous flux. Leur métal fondu au vanadium cumule les risques : fragilisation au revenu (chapitre 3), fissuration au réchauffage, et une résistance élevée qui rend la relaxation difficile. Le choix d'un flux et d'un fil de composition maîtrisée, un TTAS conduit avec rigueur et des contrôles après traitement font partie de la qualification.
Le joint en fluage
Types I à IV, et la bande à grains fins qui casse la première
En service à chaud, un joint soudé est une succession de bandes qui ne fluent pas toutes à la même vitesse : métal de base, ZAT à grains fins, ZAT à gros grains, zone fondue. Une tuyauterie soudée se comporte comme une chaîne : elle casse au maillon le plus faible. On classe les fissures de fluage des joints en quatre types, selon leur emplacement :
- type I : dans la zone fondue, en long ou en travers ;
- type II : née dans la zone fondue et prolongée dans la ZAT ;
- type III : dans la ZAT à gros grains ;
- type IV : dans la ZAT à grains fins et intercritique, à la bordure extérieure de la zone affectée, contre le métal de base.
Dans les aciers martensitiques P91 et P92, et à un moindre degré dans les 1Cr-½Mo et 2,25Cr-1Mo, c'est le type IV qui domine après de longues durées : la bande à grains fins et sur-revenue du chapitre 1 a une résistance au fluage nettement plus faible. Prise en sandwich entre des voisins plus résistants, elle subit un état de contraintes triaxial, se couvre de cavités puis se fissure, le plus souvent en rond autour du tube, d'abord à mi-épaisseur.
Le piège est sournois : dans un essai court à forte contrainte, l'éprouvette prélevée en travers du joint casse dans le métal de base, et le joint semble parfait. C'est aux faibles contraintes et aux longues durées, celles du service, que la rupture bascule dans la ZAT et que la durée de vie du joint chute.
Manipulation 5 : le maillon faible
Essai de fluage sur une éprouvette prélevée en travers du joint. Choisis la nuance, la température et la contrainte. À gauche, la durée de rupture du métal de base et celle du joint selon la contrainte ; à droite, l'éprouvette et le lieu de rupture. Lectures : coefficient de joint à 100 000 h. Modèle pédagogique : courbes maîtresses du cours 1, abattement du joint aux faibles contraintes.
Le coefficient de joint en fluage (en anglais weld strength reduction factor, WSRF) compare, à même température et même durée, la résistance à la rupture par fluage du joint à celle du métal de base :
σr : contrainte de rupture par fluage à la température T et à la durée t, par exemple 100 000 h. En l'absence de données propres au joint, l'EN 13445-3 retient z = 0,8 pour le dimensionnement en fluage ; les codes américains donnent des coefficients qui diminuent quand la température augmente.
Dans la manipulation, pour le P91 à 600 °C : σr,MB ≈ 94 MPa et σr,joint ≈ 75 MPa à 100 000 h, soit z ≈ 0,80. À 650 °C, z tombe vers 0,65 : plus il fait chaud, plus le type IV pèse.
Pourquoi la ZAT à grains fins est faible. Chauffée juste au-dessus d'Ac3 ou entre Ac1 et Ac3, elle n'a pas remis en solution les gros carbures M₂₃C₆ ; la martensite qui s'y forme est pauvre en carbone et en éléments dissous. Le TTAS la sur-revient : précipités grossis et mal répartis, sous-structure restaurée, grains fins qui favorisent le glissement aux joints. Résultat : une bande de 1 à 2 mm dont la résistance au fluage est bien inférieure à celle du métal de base, et où les cavités apparaissent d'abord à mi-épaisseur, là où la triaxialité est la plus forte.
Les parades.
- Respecter les modes opératoires : énergie de soudage modérée et maîtrisée, TTAS dans la plage prescrite.
- Placer les joints hors des zones les plus chargées, notamment en flexion ; soigner les supportages des tuyauteries, car les efforts axiaux additionnels accélèrent le type IV.
- Pour un coefficient proche de 1, renormaliser et revenir la pièce après soudage, quand c'est possible, avec un métal d'apport de même composition que le métal de base.
- Développer des aciers dont la ZAT résiste mieux, comme les aciers à 9 % de chrome enrichis en bore et appauvris en azote.
- Surveiller : répliques en bordure de ZAT (cours 1), mais aussi ultrasons, car l'endommagement de type IV commence souvent sous la surface.
Dans les années 2000, des fissures de type IV ont été trouvées sur des collecteurs et des tuyauteries en P91 et en aciers voisins après quelques dizaines de milliers d'heures seulement, bien avant la durée de vie prévue pour le métal de base. Elles ont conduit à revoir les coefficients de joint des codes, à renforcer la surveillance des joints circonférentiels chargés et à développer les aciers modernes à 9 % de chrome au bore.
L'enquête
Quand, où, comment : reconnaître la fissure
Devant une fissure, un bon enquêteur pose trois questions, dans cet ordre :
- quand est-elle apparue ? Pendant le soudage, quelques heures après, pendant le TTAS, après des années de service, lors d'un arrêt à froid ;
- où est-elle ? Au centre du cordon, dans la ZAT à gros grains sous le cordon ou à son pied, à la bordure extérieure de la ZAT, dans tout le métal ;
- comment est-elle faite ? Orientation (en long, en travers, en rond autour du tube), trajet (entre les grains ou à travers eux), surfaces oxydées ou non, cavités autour.
Une fissure apparue pendant le soudage au centre d'un cordon étroit et profond, aux faces colorées par l'oxydation, est une fissure de solidification, ou fissuration à chaud. Une fissure apparue le lendemain dans la ZAT d'un acier trempant, aux faces brillantes, est une fissure à froid. Une fissure intergranulaire de la ZAT à gros grains découverte après le TTAS d'un acier au vanadium est une fissure de réchauffage. Une rupture fragile à froid d'un réacteur ancien relève de la fragilisation au revenu. Une fissure circonférentielle en bordure de ZAT, entourée de cavités, sur un P91 âgé, est une fissure de type IV.
Manipulation 6 : le détective des fissures
Choisis un cas, lis les indices (le moment sur la frise, l'emplacement sur la coupe, l'aspect dans la fiche), puis propose ton diagnostic. Le compteur garde ta première réponse pour chaque cas. Lance l'enquête pour voir la fissure apparaître au bon moment.
| Type | Quand | Où | Aspect | Causes | Prévention |
|---|---|---|---|---|---|
| À chaud (solidification) | pendant le soudage, en fin de solidification | centre de la ZF, en long ; cratères | interdendritique, faces oxydées | S, P, cordon étroit et profond, forte dilution | rapport largeur/profondeur ≥ 1, intensité modérée, métal d'apport adapté |
| À froid (hydrogène) | après refroidissement, sous 150 °C, parfois jusqu'à 48 h | ZAT-GG sous le cordon ou au pied ; en travers de la ZF | inter- ou transgranulaire, faces brillantes | hydrogène, structure dure, contraintes | bas hydrogène, préchauffage, postchauffage, TTAS |
| Au réchauffage | pendant le TTAS (500 à 700 °C), parfois en service | ZAT-GG, pied de cordon ; ZF au vanadium | intergranulaire, cavités, faces oxydées | V, Nb, Ti, Mo ; impuretés ; gros grains ; contraintes | composition, géométrie, affinage de la ZAT, TTAS maîtrisé |
| Fragilisation au revenu | rupture à froid après des années vers 370 à 590 °C | tout le métal, surtout ZF et ZAT-GG | rupture fragile intergranulaire, sans déformation | P, Sn, Sb, As ; Mn et Si | J et X bas, apports « R », mise en pression à chaud |
| Type IV (fluage) | en service, après des dizaines de milliers d'heures | bordure extérieure de la ZAT, en rond autour du tube, à mi-épaisseur d'abord | intergranulaire, cavités alignées | ZAT-GF et IC sur-revenues, efforts additionnels | mode opératoire, supportage, surveillance, renormalisation |
| Arrachement lamellaire | au soudage ou peu après | métal de base sous une soudure en T ou en croix, parallèle à la surface | en gradins, le long d'inclusions | inclusions de sulfures, traction dans l'épaisseur | tôles à striction garantie dans l'épaisseur (EN 10164), beurrage, conception |
Lire une cassure. Une rupture intergranulaire suit les joints de grains : au microscope électronique, on voit les facettes des grains, comme du sucre en morceaux. Une rupture par clivage traverse les grains sur des plans cristallins, avec des « rivières » qui indiquent le sens de propagation. Une rupture ductile montre des cupules. Des faces oxydées ou colorées indiquent que la fissure était ouverte à chaud ; des faces brillantes, qu'elle s'est formée à froid. Des cavités alignées devant la fissure signent le fluage.
Avant toute réparation, l'expert rassemble l'historique : mode opératoire, relevés de préchauffage et de TTAS, rapports de contrôle, conditions de service. Il prélève si possible un échantillon traversant la fissure, fait une coupe métallographique et une observation de la cassure, mesure les duretés. Réparer une fissure de réchauffage comme une fissure à froid, ou l'inverse, c'est souvent la voir revenir.
Exercices corrigés
Six exercices et un défi, de la zone affectée à l'expertise
Cherche chaque question sur papier avant d'ouvrir la correction. Les valeurs viennent des modèles du cours et des manipulations 1 à 6 ; le défi se rejoue dans la manipulation 2. Rappels : T (K) = θ (°C) + 273,15 ; log : logarithme décimal ; ln : logarithme népérien ; 1 kJ/mm = 10⁶ J/m.
Exercice 1 : la zone affectée d'un 10CrMo9-10 N1 et N2 · chapitre 1
Soudage sous flux d'une tôle de 40 mm en 10CrMo9-10 : U = 30 V, I = 500 A, v = 10 mm/s, rendement k = 1. Utilise ρc = 4,4·10⁶ J/(m³·K) et la manipulation 1.
a) Calcule l'énergie de soudage Q.
b) Sans préchauffage (T0 = 20 °C), calcule t8/5 avec la formule 3D. La formule 2D donne 1,6 s : laquelle retenir ?
c) Calcule la distance à l'axe où la température de pic vaut 1 100 °C, puis lis la largeur de la ZAT et de sa partie à gros grains.
d) Quelle dureté brute dans la ZAT à gros grains ? Et après un TTAS de 2 h à 700 °C (calcule le paramètre P) ?
e) Reprends b) et d) avec un préchauffage à 200 °C. Conclusion ?
Voir la correction
a) Q = k·U·I/v = 1 × 30 × 500/10 = 1 500 J/mm = 1,5 kJ/mm.
b) t8/5 = (6 700 − 100) × 1,5 × (1/480 − 1/780) = 9 900 × 0,000 801 ≈ 7,9 s. On retient la plus grande valeur, 7,9 s : la tôle de 40 mm est plus épaisse que l'épaisseur de transition (≈ 18 mm), l'écoulement est tridimensionnel.
c) r = √(0,234 × 1,5·10⁶/(4,4·10⁶ × 1 080)) ≈ 8,6·10⁻³ m = 8,6 mm. La manipulation donne une ZAT de 2,7 mm, dont 1,3 mm de gros grains (la ligne de fusion est à 7,3 mm de l'axe).
d) t8/5 < 10 s : martensite, ≈ 382 HV. TTAS : P = 973,15 × (20 + log 2)/1 000 ≈ 19,76 ; la dureté tombe à ≈ 201 HV.
e) t8/5 = 5 700 × 1,5 × (1/300 − 1/600) ≈ 14,3 s : un peu de bainite, ≈ 358 HV ; la ZAT s'élargit à ≈ 3,7 mm. Le préchauffage adoucit à peine la ZAT : il reste au-dessus de 350 HV. Son rôle principal est ailleurs : laisser partir l'hydrogène et réduire les contraintes (chapitre 2).
Exercice 2 : la fissuration à froid en chiffres N2 · chapitre 2
10CrMo9-10 de 30 mm, Q = 1,5 kJ/mm, électrodes H10. Modèle du chapitre 2 : Hcrit = (8/S)·(350/HV)⁴ avec S = (0,75 + 0,0125·e)·(1 − 0,4·(Tp − 20)/280).
a) Sans préchauffage (HV ≈ 382), calcule S et Hcrit. Conclusion ?
b) Préchauffé à 200 °C (HV ≈ 358), même question.
c) Le temps caractéristique de dégazage à 260 °C vaut 4,4 h. Combien reste-t-il d'hydrogène après 2 h de postchauffage ?
d) Quelle durée minimale de postchauffage aurait suffi ?
e) À 20 °C, τ ≈ 1 260 h. Pourquoi la fissure peut-elle n'apparaître que le lendemain ?
Voir la correction
a) S = 0,75 + 0,375 = 1,125 ; Hcrit = 8/1,125 × (350/382)⁴ = 7,11 × 0,705 ≈ 5,0 ml/100 g. Avec H10, la ZAT fissure : préchauffage obligatoire.
b) S = 1,125 × (1 − 0,4 × 180/280) ≈ 0,84 ; Hcrit = 8/0,84 × (350/358)⁴ ≈ 8,7 ml/100 g. Encore sous 10 : risque, même préchauffé.
c) H = 10 × exp(−2/4,4) ≈ 6,4 ml/100 g, sous le seuil de 8,7 : le joint est sauf.
d) t = τ·ln(H0/Hcrit) = 4,4 × ln(10/8,7) ≈ 0,6 h. En pratique, on maintient au moins 1 h vers 260 °C, et davantage en forte épaisseur.
e) À 20 °C, l'hydrogène ne quitte la pièce qu'en quelques semaines (τ ≈ 53 jours) ; il a tout le temps de diffuser vers les zones dures et tendues et d'y faire progresser une fissure, pas à pas. D'où le contrôle différé.
Exercice 3 : trier les coulées N1 et N2 · chapitre 3
Tôle de 2,25Cr-1Mo : Mn = 0,50 %, Si = 0,10 %, P = 0,007 %, Sn = 0,003 %. Métal fondu courant : Mn = 1,0 %, Si = 0,4 %, P = 120 ppm, Sn = 60 ppm, Sb = 10 ppm, As = 100 ppm. Modèle de la manipulation 3 : ΔvTr54 = 0,35·(J − 50) + 3·(X − 8), en °C.
a) Calcule J pour la tôle. Est-il acceptable ?
b) Calcule J et X pour le métal fondu.
c) Après TTAS, le métal fondu a vTr54 = −40 °C. Calcule ΔvTr54 et le critère vTr54 + 2,5·ΔvTr54.
d) Un métal fondu « R » (Mn + Si = 1,0 %, P = 70, Sn = 30, Sb = 5, As = 40 ppm, vTr54 = −45 °C) fait-il mieux ?
Voir la correction
a) J = (0,50 + 0,10) × (0,007 + 0,003) × 10⁴ = 0,6 × 0,010 × 10⁴ = 60 : très bon, sous 120.
b) J = 1,4 × (0,012 + 0,006) × 10⁴ = 252 ; X = (10 × 120 + 5 × 10 + 4 × 60 + 100)/100 = 15,9 ppm : au-delà de 15.
c) ΔvTr54 = 0,35 × 202 + 3 × 7,9 ≈ 94 °C ; critère −40 + 2,5 × 94,4 ≈ 196 °C, très loin des 38 °C : non conforme.
d) J = 1,0 × 100 = 100, X = (700 + 25 + 120 + 40)/100 ≈ 8,9 ppm ; ΔvTr54 = 0,35 × 50 + 3 × 0,85 ≈ 20 °C ; critère ≈ −45 + 50 = 5 °C : conforme, même au critère sévère d'environ 10 °C. C'est tout l'intérêt des produits d'apport « R ».
Exercice 4 : sensible ou pas au réchauffage ? N1 · chapitre 4
a) Calcule ΔG et PSR pour le 13CrMo4-5 (1,0 Cr ; 0,5 Mo ; 0,15 Cu).
b) Même calcul pour le 14MoV6-3 (0,45 Cr ; 0,6 Mo ; 0,27 V ; 0,15 Cu). Les deux indices sont-ils applicables ?
c) On ajoute 0,10 % de vanadium au 13CrMo4-5. Que devient ΔG ?
d) Un métal fondu de 2,25Cr-1Mo-0,25V contient 0,8 ppm de plomb, 0,4 ppm de bismuth et 12 ppm d'antimoine. Est-il acceptable ?
Voir la correction
a) ΔG = 1,0 + 3,3 × 0,5 − 2 = 0,65 ; PSR = 1,0 + 0,15 + 2 × 0,5 − 2 = 0,15 : légèrement sensible.
b) ΔG = 0,45 + 1,98 + 8,1 × 0,27 − 2 ≈ 2,62 ; PSR = 0,45 + 0,15 + 1,2 + 2,7 − 2 = 2,5. Nuance nettement sensible ; mais V = 0,27 % dépasse la limite de 0,15 % de PSR, dont la valeur n'est qu'indicative.
c) ΔG = 0,65 + 8,1 × 0,10 ≈ 1,46 : le vanadium pèse lourd.
d) K = 0,8 + 0,4 + 0,03 × 12 = 1,56 ppm, au-dessus de 1,5 ppm : coulée de fil ou de flux à refuser pour ce métal fondu.
Exercice 5 : le coefficient de joint N2 · chapitre 5 · cours 1
Utilise la manipulation 5 (P91, joint en travers).
a) À 600 °C, lis σr à 100 000 h pour le métal de base et pour le joint. Calcule z.
b) À 600 °C sous 150 MPa, puis sous 120 MPa, où casse l'éprouvette et en combien de temps ?
c) Que devient z à 625 °C ? Et pour un P92 à 600 °C ?
d) Tuyauterie en P91 à 600 °C : Do = 400 mm, p = 15 MPa, f = σr/1,5 avec σr = 94 MPa. Compare l'épaisseur e = p·Do/(2f·z + p) avec z = 1 et z = 0,8.
Voir la correction
a) σr,MB ≈ 94 MPa, σr,joint ≈ 75 MPa : z = 75/94 ≈ 0,80.
b) 150 MPa : rupture dans le métal de base vers 2 231 h ; le joint paraît parfait. 120 MPa : rupture de type IV vers 9 384 h, contre 15 087 h pour le métal de base, soit 62 % de sa durée.
c) À 625 °C, z ≈ 0,73 : le type IV pèse davantage quand la température monte. Pour le P92 à 600 °C, z ≈ 0,83 (113 MPa pour le métal de base, 93 MPa pour le joint).
d) f = 94/1,5 ≈ 63 MPa. Avec z = 1 : e = 15 × 400/(2 × 63 + 15) ≈ 43 mm ; avec z = 0,8 : e = 6 000/(100,8 + 15) ≈ 52 mm. Le joint coûte environ 20 % d'épaisseur.
Exercice 6 : mener l'enquête N1 · chapitre 6
Pour chaque cas, nomme le type de fissuration et une parade.
a) Tubes de chaudière en T24 : fissures intergranulaires dans la ZAT à gros grains, trouvées après le TTAS sur des joints contrôlés sains avant.
b) Joint de 13CrMo4-5 de 50 mm soudé en hiver sans préchauffage : fissure sous cordon trouvée le lendemain, faces brillantes.
c) Collecteur en P91 après 70 000 h à 610 °C : fissure circonférentielle en bordure extérieure de la ZAT, cavités alignées.
d) Passe de racine sous flux étroite et profonde : fissure axiale visible dès le décrassage, faces oxydées.
e) Réacteur en 2,25Cr-1Mo de 1975, 20 ans vers 430 °C : la résilience mesurée à 20 °C sur un prélèvement s'est effondrée, cassures intergranulaires.
Voir la correction
a) Fissuration au réchauffage (acier au vanadium et au titane, apparition pendant le TTAS) : soigner les pieds de cordon, affiner la ZAT, maîtriser la montée en température.
b) Fissuration à froid (acier trempant, forte épaisseur, pas de préchauffage, apparition différée) : préchauffage, électrodes basiques étuvées, postchauffage.
c) Type IV (fluage, bordure de ZAT, cavités) : surveillance par répliques et ultrasons, contrôle des efforts de supportage, réparation et TTAS.
d) Fissuration à chaud de solidification (pendant le soudage, axe d'un cordon étroit et profond) : cordons plus larges que profonds, intensité réduite.
e) Fragilisation au revenu (service vers 430 °C, rupture intergranulaire à froid) : mise en pression au-dessus d'une température minimale ; un réchauffage au-delà de 600 °C suivi d'un refroidissement rapide restaure la ténacité.
Défi : souder un collecteur épais sans fissurer N2 · chapitre 2 · manipulation 2
Collecteur en 10CrMo9-10 de 60 mm, Q = 1,5 kJ/mm, électrodes H10. Les températures de préchauffage et entre passes sont limitées à 300 °C, et le postchauffage disponible ne dépasse pas 6 h à 260 °C.
a) Avec un préchauffage de 200 °C, quel est Hcrit ? Quelle durée de postchauffage faudrait-il ?
b) Propose un couple préchauffage-postchauffage qui convient avec H10, et vérifie-le dans la manipulation 2.
c) Quelle autre solution reste possible à 200 °C ?
Voir la correction
a) HV ≈ 358, S = 1,5 × (1 − 0,4 × 180/280) ≈ 1,11, Hcrit ≈ 6,5 ml/100 g. τ à 260 °C vaut 4 × 4,4 ≈ 17,7 h (τ croît comme e²) : t = 17,7 × ln(10/6,53) ≈ 7,5 h, au-delà des 6 h disponibles.
b) À 250 °C : HV ≈ 343, Hcrit ≈ 8,6 ; t = 17,7 × ln(10/8,6) ≈ 2,7 h. Avec 3 h de postchauffage, il reste 10 × exp(−3/17,7) ≈ 8,4 ml/100 g, sous le seuil : la manipulation affiche « pas de fissure à froid attendue ». À 300 °C, Hcrit ≈ 11,9 dépasse même 10, mais on travaille alors à la limite des températures entre passes et du confort des soudeurs.
c) Des électrodes H5 bien étuvées : 5 < 6,5, sans fissure attendue même sans postchauffage ; en pratique on garde un postchauffage pour la marge.
Quiz : 12 questions éclair
Chaque réponse est expliquée, même quand tu as juste
Fiche mémoire du cours 3
Neuf cases, neuf images : à photographier, puis à redessiner de tête
L'arc-en-ciel
ZF, gros grains (> 1 100 °C), grains fins, intercritique, subcritique : quelques millimètres en tout.
Le refroidissement
Le préchauffage l'allonge, mais un P91 reste martensitique : seul le TTAS l'adoucit.
Le tabouret
Fissuration à froid : enlever un pied suffit. Préchauffage, bas hydrogène, postchauffage, TTAS.
Le dégazage
À 260 °C, l'hydrogène part trois cents fois plus vite qu'à 20 °C ; τ croît comme e².
L'aimant
Fragilisation au revenu : perte de ténacité à froid, réversible au-delà de 600 °C ; Mn et Si l'aggravent.
Le step cooling
J = (Mn + Si)(P + Sn)·10⁴ ≤ 120 à 160 ; X ≤ 10 à 15 ppm ; apports « R ».
Le pull
Fissuration au réchauffage pendant le TTAS, ZAT à gros grains, aciers au vanadium ; K < 1,5 ppm pour le métal fondu 22V.
Le maillon faible
Type IV : bordure extérieure de la ZAT, faibles contraintes, longues durées ; I, II, III, IV du centre vers le dehors.
Le détective
Pendant le soudage, à froid, au TTAS, en service, à l'arrêt ; ZF, ZAT-GG, bordure de ZAT ; faces oxydées ou non, cavités.
Glossaire
Les mots, symboles et sigles de ce cours
- Ac1, Ac3
- Températures de début et de fin de transformation de l'acier en austénite au chauffage (≈ 805 et 890 °C pour un 10CrMo9-10 dans ce cours).
- API, ASME, AWS, WRC
- American Petroleum Institute, American Society of Mechanical Engineers, American Welding Society, Welding Research Council : organismes américains qui publient recommandations, codes et spécifications.
- Apport « R »
- Fil et flux dont le suffixe R garantit des teneurs maximales en S, P, Cu, As, Sn et Sb, pour limiter la fragilisation au revenu (AWS A5.23).
- Arrachement lamellaire
- Fissuration en gradins du métal de base sous une soudure, parallèle à la surface, le long d'inclusions de sulfures ; prévenue par des tôles à caractéristiques garanties dans l'épaisseur (EN 10164).
- Austénite (anciens grains d')
- Phase du fer stable à haute température ; ses anciens joints de grains restent visibles dans la structure transformée et concentrent les impuretés.
- Bridage
- Gêne au retrait du cordon imposée par la pièce et son environnement ; il augmente les contraintes résiduelles.
- Cavité de fluage
- Petit vide qui s'ouvre aux joints de grains sous contrainte à chaud ; les cavités alignées puis reliées forment une fissure.
- Charpy V, KV, vTr54, ΔvTr54
- Essai de flexion par choc sur éprouvette entaillée en V ; KV : énergie absorbée (J) ; vTr54 : température de transition à 54 J ; ΔvTr54 : son décalage après step cooling.
- Clivage, intergranulaire, transgranulaire
- Rupture à travers les grains selon des plans cristallins ; rupture qui suit les joints de grains ; rupture qui traverse les grains.
- Coefficient de joint z (WSRF)
- Rapport de la résistance au fluage du joint à celle du métal de base, à même température et même durée ; 0,8 par défaut dans l'EN 13445-3.
- Contrôle différé
- Contrôle final réalisé après un délai (souvent 24 à 48 h) pour laisser apparaître une éventuelle fissuration à froid.
- D, τ
- Coefficient de diffusion apparent de l'hydrogène (m²/s) ; temps caractéristique de dégazage d'une plaque, τ = e²/(π²D).
- DHT, postchauffage
- Traitement de déshydrogénation : maintien vers 260 °C pendant au moins une heure, enchaîné sur le soudage, pour chasser l'hydrogène.
- e (constante)
- Base des logarithmes népériens, ≈ 2,718 ; à ne pas confondre avec l'épaisseur e.
- EN 1011-1, EN 1011-2
- Recommandations pour le soudage à l'arc des matériaux métalliques : généralités (rendements thermiques), aciers ferritiques (t8/5, préchauffage).
- Énergie de soudage Q
- Énergie apportée par millimètre de cordon, Q = k·U·I/v, en kJ/mm.
- Épaisseur de transition
- Épaisseur sous laquelle l'écoulement de la chaleur devient bidimensionnel et la formule 2D de t8/5 l'emporte.
- Étuvage
- Séchage des électrodes ou des flux à haute température pour éliminer l'humidité, source d'hydrogène.
- Filiation de dureté
- Suite de mesures de dureté (HV10) traversant métal de base, ZAT et zone fondue, exigée à la qualification du mode opératoire.
- Fissuration à chaud (de solidification)
- Fissure qui s'ouvre en fin de solidification, au centre du cordon, favorisée par S, P et les cordons étroits et profonds.
- Fissuration à froid (FAF)
- Fissuration par l'hydrogène après refroidissement, dans une structure dure et sous contraintes ; souvent différée.
- Fissuration au réchauffage
- Fissuration intergranulaire de la ZAT à gros grains pendant le TTAS ou en service à chaud, liée à la relaxation des contraintes.
- Fragilisation au revenu
- Perte de ténacité due à la ségrégation de P, Sn, Sb, As aux joints de grains vers 370 à 590 °C ; réversible au-delà de 600 °C.
- H5, H10, H15
- Classes d'hydrogène diffusible d'un produit d'apport : au plus 5, 10 ou 15 ml pour 100 g de métal déposé.
- Hcrit, S
- Hydrogène critique toléré par la ZAT dans le modèle du cours ; sévérité liée au bridage et au préchauffage.
- Hollomon-Jaffe (paramètre de)
- P = T·(20 + log t)/1 000, T en K, t en h : il résume l'effet d'un revenu ou d'un TTAS.
- HV, HV10
- Dureté Vickers ; HV10 : mesurée sous une charge de 10 kgf.
- Hydrogène diffusible
- Hydrogène capable de diffuser dans le métal à la température ambiante, mesuré en ml/100 g de métal déposé (ISO 3690).
- ISO 15614-1
- Norme de qualification des modes opératoires de soudage à l'arc des aciers par épreuve.
- ISO 2560, ISO 3580
- Normes de classification des électrodes enrobées, pour aciers non alliés et à grains fins, et pour aciers résistant au fluage.
- J (facteur de Watanabe)
- J = (Mn + Si)·(P + Sn)·10⁴, teneurs en % : indice de sensibilité du métal de base à la fragilisation au revenu.
- K
- K = Pb + Bi + 0,03·Sb, en ppm : indice d'impuretés du métal fondu des 2,25Cr-1Mo-0,25V pour la fissuration au réchauffage, visé sous 1,5 ppm.
- MB, MA, ZF
- Métal de base, métal d'apport, zone fondue.
- Martensite, bainite
- Structures de trempe : la martensite, la plus dure, se forme au refroidissement rapide ; la bainite, un peu moins dure, à vitesse intermédiaire.
- Mise en pression minimale (température de)
- Température au-dessous de laquelle un réacteur susceptible de fragilisation ne doit pas être mis en pression.
- ΔG, PSR
- Indices de sensibilité à la fissuration au réchauffage : ΔG = Cr + 3,3Mo + 8,1V − 2 ; PSR = Cr + Cu + 2Mo + 10V + 7Nb + 5Ti − 2 ; sensible si positifs.
- Pied de cordon
- Ligne où la surface du cordon rejoint celle du métal de base ; lieu de concentration de contraintes.
- ppm
- Partie par million en masse : 1 ppm = 0,000 1 %.
- R
- Constante des gaz parfaits, 8,314 J/(mol·K).
- Réplique
- Empreinte de la surface polie d'une pièce en service, observée au microscope pour suivre les cavités de fluage.
- ρc
- Capacité thermique volumique de l'acier, ≈ 4,4·10⁶ J/(m³·K) : masse volumique ρ multipliée par la capacité thermique massique c.
- Rosenthal (modèle de)
- Solution analytique de la diffusion de la chaleur autour d'une source mobile, d'où l'on tire les températures de pic.
- Ségrégation intergranulaire
- Concentration d'atomes d'impuretés dans les joints de grains, qui en réduit la cohésion.
- Step cooling
- Refroidissement par paliers de 593 à 316 °C, environ 240 h, qui accélère la fragilisation au revenu pour l'évaluer.
- Sur-revenu
- Revenu excessif d'un métal déjà revenu : carbures grossis, dureté et résistance au fluage diminuées.
- t8/5
- Temps de refroidissement entre 800 et 500 °C, qui gouverne la structure de la ZAT.
- T0, Tp, Tpic
- Température initiale de la pièce ; température de préchauffage ; température maximale atteinte en un point pendant le soudage.
- Triaxialité
- État de contraintes dans les trois directions, qui gêne la déformation et favorise les cavités.
- TTAS
- Traitement thermique après soudage : revenu du joint qui adoucit les zones trempées et relâche les contraintes résiduelles.
- Types I, II, III, IV
- Classement des fissures de fluage des joints : zone fondue ; zone fondue prolongée dans la ZAT ; ZAT à gros grains ; ZAT à grains fins et intercritique.
- X (facteur de Bruscato)
- X = (10P + 5Sb + 4Sn + As)/100, teneurs en ppm : indice de sensibilité à la fragilisation au revenu, surtout du métal fondu.
- ZAT, ZAT-GG, ZAT-GF, ZAT-IC, ZAT-SC
- Zone affectée thermiquement ; ses zones à gros grains, à grains fins, intercritique, subcritique (en anglais CGHAZ, FGHAZ, ICHAZ, SCHAZ).
- 14MoV6-3, 2,25Cr-1Mo-0,25V (22V), T24
- Aciers de fluage au vanadium, sensibles à la fissuration au réchauffage.
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Dix points à cocher de tête
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